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La conscience trouve t-elle son origine dans la physique quantique ?

conscience quantique

La conscience quantique est une théorie proposée par le physicien britannique Sir Roger Penrose, connue sous le nom de modèle « Orch Or ». Ce modèle décrit la conscience comme une vibration dans la structure de l’univers, que notre cerveau pourrait décoder.

La conscience joue un rôle crucial dans notre expérience quotidienne. Elle a la capacité de faire l’expérience d’un environnement spatial et de ressentir notre propre présence située à l’intérieur de cet environnement. Le tout à travers des états conscients impliquant des données sensorielles. C’est la conscience qui crée notre réalité.

Pourtant, la science conventionnelle, basée essentiellement sur la physique classique, ne parvient pas à expliquer la conscience. La raison pourrait être simple, la physique classique ne possède pas les outils pour le faire.

Et si notre conscience, nos processus mentaux, commençaient à une échelle bien plus petite. Et si la mécanique quantique était en mesure d’expliquer la conscience ?

Pourquoi la conscience quantique ?

Pour les non-initiés, il faut savoir que la conscience joue un rôle clé dans la physique quantique. En effet, les expériences dans ce domaine partent du principe que la conscience, l’observation, crée partiellement la réalité.

Bien qu’elle puisse avoir l’apparence d’une fiction, cette idée est tout de même un produit de la science du XXè siècle.

«  La conscience fait partie de notre univers, partant, toute théorie physique qui ne l’intègre pas ne peut sérieusement prétendre offrir une vision complète du monde » Roger Penrose.

Les implications déconcertantes qui découlent de ces découvertes dérangent de nombreux scientifiques qui, pour des raisons philosophiques, refusent d’emblée le rôle de la conscience.

Pour comprendre le rôle de la conscience, les physiciens parlent du « problème de la mesure » et ont pour exemple « le chat de schrödinger » qui explique très bien ce paradoxe. Un chat à la fois mort et vivant tant qu’il n’a pas été consciemment observé.

Car le problème de la mesure en mécanique quantique, n’est pas lié à un problème technologique, mais bien à une impossibilité physique.

En physique quantique, une particule se comporte comme une onde. Il nous est impossible de connaitre sa position et sa vitesse en même temps.

Cependant, lors de l’observation consciente de la particule, il y a effondrement de la fonction d’onde. Celle-ci cesse de se comporter comme une onde. Il est alors possible de mesurer et sa vitesse, et sa position.

Cette découverte permet d’affirmer que la conscience joue un rôle fondamental dans la nature de la réalité.

Sur ce point, il est légitime de s’interroger sur la nature quantique de la conscience.

L’origine quantique de la conscience.

Et si la conscience était de nature quantique ? La théorie quantique nous apprend que les processus physiques se produisent à des niveaux discrets et quantifiés. La conscience quant à elle est en mesure de jeter un pont entre les domaines macro/physique classique et micro/physique quantique, en créant l’effondrement de la fonction d’onde.

Le problème est que cela place la conscience à l’extérieur du système. Or, dans la théorie de la conscience quantique, Roger Penrose affirme le contraire. Pour le physicien, c’est l’effondrement de la fonction d’onde qui crée la conscience.

Ainsi, selon la théorie de la conscience quantique, des vibrations résonnent à l’échelle microscopique, là où la physique quantique opère, mais également à l’échelle macroscopique du cerveau.

Or, pour déchiffrer la conscience, Penrose s’est associé a Stuart Hameroff un spécialiste de la conscience qui compare notre cerveau à un ordinateur quantique. La science traditionnelle réduit la conscience à l’interaction des milliards de neurones présents dans le cerveau. Ils traitent le cerveau comme un ordinateur ordinaire ou chaque neurone est considéré soit comme un 1 ou un 0. Mais pour Hameroff

« Si vous considérez une cellule, un neurone comme étant dans un état d’activation ou désactivation  simple, c’est une insulte au neurone.  Parce que si vous considérez une cellule comme une paramécie, c’est une cellule, mais elle nage et trouve sa nourriture . Si une paramécie simple peut être si intelligente, un neurone serait il si stupide, juste un oui ou un non, allumé ou éteint ? »

Le cerveau, un ordinateur quantique ?

Le modèle « Orch Or » propose que la conscience dépende d’opérations quantiques dans des structures appelées microtubules à l’intérieur des neurones du cerveau.

Ainsi, notre cerveau agirait comme un ordinateur quantique, traitant ces vibrations dans une forme que nous pouvons utiliser. Penrose et Hamerrof affirment que les microtubules sont les parties essentielles du cytosquelette. Elles jouent un rôle important dans certaines fonctions des cellules du corps humains. Ils émettent ainsi l’hypothèse que les microtubules peuvent contenir des éléments quantiques connus sous le nom de condensat de Bose-Einstein.

Ces condensats pourraient relier les neurones à travers l’aspect creux des microtubules, permettant ainsi la superposition quantique de s’étendre sur de grandes parties du cerveau. Il est suggéré que l’effondrement de la superposition quantique génère un instant de conscience. Une information provenant d’un niveau spatiotemporel fondamental est alors mise à disposition du cerveau.

Nous avions déjà émis l’hypothèse, dans un précédent article, que l’univers pouvait avoir une influence sur la conscience.

Mais, cela soulève une autre question. L’information à l’échelle de Planck (la plus petite mesure en mécanique quantique) peut-elle affecter le vivant?

En effet, des données récentes suggèrent que l’information à cette échelle peut se répéter et se multiplier pour accroitre son échelle dans la géométrie de l’espace-temps, jusqu’à atteindre un système biologique. Cela a été confirmé avec le détecteur d’ondes gravitationnel germano-britannique « GEO 600 ».

Une conscience quantique dans un environnement chaud et humide est elle possible ?

La théorie de la conscience quantique a longuement été discréditée. En effet, des phénomènes quantiques ne peuvent pas avoir lieu dans un environnement chaud et humide.

Toutefois, des preuves récentes de cohérence quantique dans les systèmes biologiques ont été mises en avant. Ces effets quantiques en biologie ont inclus les mécanismes qui rendent la photosynthèse si efficace. Tout comme les capacités inhabituelles des enzymes à favoriser des réactions chimiques improbables. Mais aussi les effets de la lumière et du magnétisme dans la navigation des oiseaux.

De plus, le Dr Anirban Bandyopadhhyay de l’institut national des sciences des matériaux de Tsukuba  au Japon a utilisé la nano-neuroscience. Il a pu prouver des résonances quantiques dans les microtubules cérébraux.  Ces études ont été publiés en 2014  « Revue Physics of Life, Volume 11, Numéro 1, Mars 2014, Pages 39-78 »

Roderick G Eckenoff , MD, de l’université de Pennsylvanie a mené une autre étude importante à l’appui de leur théorie. Il a découvert que les anesthésiques agissent sur les microtubules pour rendre une personne inconsciente. (source: US National Library of Medecine).

Malgré les critiques reçues, Penrose continue de travailler sur cet épineux problème qu’est la conscience et cite:

« En effet, il y a de plus en plus de preuves d’effets quantiques en biologie, y compris dans les microtubules »

« Les critiques que nous avons reçues ont été largement réfutées, et la notion de conscience issue d’un calcul complexe n’a pas vraiment fait grand-chose »

Pour Roger Penrose, les neuroscientifiques traditionnels sont de plus en plus ouverts aux théories en dehors de la vision matérialiste qui dit que la conscience est un pur produit de l’activité des neurones. Sur ce point, un manifeste pour une science post matérialiste a été rédigé.

La conscience est non locale.

De plus en plus de chercheurs considèrent le cerveau comme un ordinateur biologique quantique. John Lieff, un médecin de Yale et de Harvard tente lui aussi d’expliquer l’esprit par des mécanismes quantiques, il cite dans son article:

« L’esprit a des caractéristiques étranges, tout comme le minuscule monde des atomes. »

« Une approche quantique est utilisée pour expliquer la synchronisation de neurones distants »

« Dans les neurones, les microtubules répondent instantanément aux événements mentaux. Ils construisent et démontent constamment des structures complexes »

Le modèle de la conscience quantique positionne le cerveau en tant que récepteur de conscience. Ce modèle pourrait entraîner des effets de temps décalé, en conformité avec la preuve, en retour, d’une expérience consciente dans le cerveau.

Or, c’est ce qu’a découvert Benjamin Libet, dans la célèbre expérience de Libet où nos prises de décisions apparaissent à l’IRM quelques millisecondes avant notre décision consciente.

« L’intrication dans l’avenir peut permettre l’action consciente en temps réel, et sauver la conscience du rôle malheureux de n’être qu’une illusion épiphénoménale » (Hameroff )

La conscience quantique et les EMI.

La science conventionnelle cherche les bases de la conscience uniquement dans la physique classique. De ce fait, elle rejette la non-localisation quantique de la conscience. Dans le modèle « Orch Or » Penrose et Hameroff , propose un lien entre les processus quantiques dans le cerveau et la géométrie fondamentale d’espace-temps.

Sur ce point, la conscience est à la fois quantique et classique, elle est le pont entre ces deux physiques. Tout comme elle serait en quelque sorte intrinsèque à l’univers, comme le soutient le panpsychisme.

Avec l’avènement de la biologie quantique, la non-localisation de la conscience devient une hypothèse très sérieuse. Elle permettrait de résoudre les problèmes liés aux phénomènes psi, aux EMI, aux OBE ou autres expériences d’états modifiés de conscience.

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