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Le respirianisme, peut-on vivre de lumière en se passant de nourritures ?

Le respirianisme, peut-on vivre de lumière en se passant de nourritures ?

Le respirianisme, le pranisme ou encore l’inédie sont les termes que l’on attribue aux personnes qui affirment vivre sans aucune consommation de nourriture. Pour ces personnes, seule la consommation d’eau et de lumière, suffit pour nourrir énergétiquement le corps.

Ce mouvement a été popularisé par l’Australienne Ellen Greve. Plus connue sous le nom de Jasmuheen. Elle enseigne à ses adeptes un processus basé sur 21 jours qui leur permettrait de « vivre de lumière ».

Cependant, le respirianisme est une philosophie de vie qui n’est pas sans danger. Elle est considérée comme une dérive sectaire et certains en sont même décédés.

Pourtant, plusieurs personnes affirment avoir franchi ce processus de 21 jours et vivre sans aucune nourriture solide depuis des dizaines d’années. Comment est-ce possible ?

Si la plupart des scientifiques dénoncent une supercherie, nous allons voir dans cet article, quelques rares expériences menées sur des respirianistes, dans des conditions d’observation très  stricte, qui apportent des résultats déconcertants.

Toutefois, cet article ne fait en aucun cas l’apologie du respirianisme. Nous sommes dans le seul but d’aborder un phénomène méconnu, incompris que la science rejette catégoriquement malgré certains faits.

Le respirianisme, comment se priver de nourriture ?

Nous connaissons tous le jeûne, qui est une pratique permettant de purifier son corps en le mettant au repos pendant quelques repas, afin d’éliminer les toxines accumulées dans l’organisme.

Le respirianisme est une tout autre chose. Les adeptes de ce mouvement, sont des personnes qui se nourrissent exclusivement de liquides exempts de matières solides en suspension. Ce qui bien évidemment découle sur une absence totale d’apport calorifique.

livre sur le respirianisme "vivre de lumière" de Jasmuheen

Le livre « Vivre de lumière » de Jasmuheen

L’auteur du livre « vivre de lumière » Jasmuheen nous décrit un processus de 21 jours à respecter avant de pouvoir se passer complètement de nourriture solide. À la fin de ce processus, les respirianistes seraient en mesure de se nourrir uniquement de lumière.

« Nous sommes des êtres de lumière, et nous aurions la capacité de nous nourrir uniquement de cette lumière. »   Jasmuheen

Selon l’auteure, l’être humain normal fonctionne sous la fréquence bêta. Ainsi, sous cette fréquence bêta, nous sommes en corrélation avec ce que disent les médecins sur la nutrition.

Or, lorsque l’on vit de méditation de prière, de service, de solidarité, ce mode de vie peut changer l’activité électrique du cerveau d’alpha en thêta.

Ce changement de la fréquence bêta en thêta, révèlerait les capacités cachées du système humain, permettant de vivre pleinement cette philosophie de vie qui consiste à se nourrir de lumière.

Respirianisme, le témoignage.

Dans le documentaire « lumière » de Peter Arthur Straubinger, nous faisons la connaissance du Yogi alpin. Cet homme appelé Walter « Omsa » Rohrmoser, raconte avoir suivi ce processus de 21 jours.

Le documentaire « lumière » de Peter Arthur Straubinger

Le documentaire « lumière » de Peter Arthur Straubinger

Or, cela fait plusieurs années maintenant qu’il n’a plus faim. Pour ce yogi, les gens ont peur des choses qu’ils ne peuvent expliquer. Ainsi, il rapporte sa vision des choses.

« Lorsqu’une plante grandit, elle se sert de la photosynthèse. Elle métabolise la lumière et les gens consomment cette lumière métabolisée en la réduisant en corpus. Il prend l’exemple de la pomme de terre, on mange sa lumière métabolisée. Lui se nourrit directement de cette lumière. »

En d’autres termes, selon ce yogi lorsque l’on mange une pomme de terre, on mange la lumière métabolisée de la pomme de terre. Les selles, les éléments physiques sont éliminés, on garde simplement la lumière.

C’est comme si notre estomac faisait de la photosynthèse.

Le repsirianisme une secte pour la science.

Bien évidemment, la science rejette complètement ces idées et qualifie le respirianisme comme une dérive sectaire.

Et pour causes, le processus de 21 jours, enseigné par Jasmuheen, consiste à ne consommer aucun liquide, ni aucune nourriture les sept premiers jours. Seul, le fait de se rincer la bouche est autorisé, mais tout doit être recraché par la suite. Ceci a pour but d’optimiser et de nettoyer le circuit pranique. (Lieu où circule le prana).

Or, pour la science, il est impossible de rester plus de 3 ou 4 jours sans boire. Effectivement, plusieurs personnes sont décédées lors de cette étape.

En France la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) reste très vigilante et affirme avoir constaté au moins une dizaine de décès liés au mouvement.

La deuxième semaine consiste à se nourrir uniquement de liquide, jus de fruits dilués avec 2/3 d’eau. Selon l’auteure, le circuit pranique est nettoyé et prêt à fonctionner. Selon cette méthode, il est essentiel d’accompagner son quotidien d’exercices respiratoires afin de se nourrir de prana. Ces exercices respiratoires apporteraient les vitamine et minéraux dont le corps à besoin.

La troisième semaine est assez similaire à la deuxième. Seule la consommation de jus de fruits dilués avec 1/3 d’eau, est autorisé. Les exercices respiratoires et un environnement calme, de nature, de verdure sont également nécessaires pour finir le « rituel ».

Suivant ce processus, ou les quelques variantes existantes, plusieurs milliers d’hommes et de femmes affirment vivre sans aucune nourriture solide.

Or, aucun médecin ne prend ces récits au sérieux. L’organisme a besoin d’énergie. Pour la science, vivre de lumière dépasse l’entendement, nous ne sommes pas des plantes.

Quand un scientifique essaye le respirianisme.

Il se nomme Michael Werner, par curiosité autant que par intérêt scientifique, Michael Werner, docteur en chimie et directeur d’un institut de recherche sur le cancer, a voulu faire cette expérience.

N’ayant aucun penchant spirituel ou divin, Michael Werner s’est essayé au respirianisme. Il affirme avoir remarqué comme un changement entre le 3è et le 4e jour, comme s’il se sentait rassasié.

Or, cela fait sept ans qu’il ne mange plus, il déclare se sentir parfaitement bien, et continue de vivre et de travailler normalement.

« Je me sens en bonne santé depuis que j’ai arrêté de manger. Je suis en pleine forme, je suis plus performant, plus endurant et j’ai gagné en force. Plus je sollicite mon corps, plus je me sens fort. »

Dans son livre « se nourrir de lumière » l’auteur se défend, et affirme que le but de ce livre n’est pas d’inciter ces contemporains à se passer de nourriture. Dans ses conférences, il répète très clairement :

« Il ne s’agit pas d’arrêter de manger, mais de commencer à penser autrement ! »

Cet ouvrage a pour but de mettre en avant, un phénomène que l’on ne peut expliquer de nos jours.

« L’image matérialiste du monde peut être facilement réfutée. Mais aujourd’hui cela ne suffit plus. On a besoin de la preuve pratique, tout à fait concrète. »

(Michael Werner)

En prenant appui sur un cas concret aussi impressionnant, l’auteur veut d’abord contribuer à ouvrir de nouvelles questions en repoussant les limites de nos modèles actuels de pensée.

Michael Werner, l’inédie face à la science.

Sur ce point, Michael Werner invite la science à étudier ces personnes adepte du respirianisme, sans le moindre dogme préétabli issu d’une compréhension populaire de la science.

Dans le cadre d’un projet de recherche universitaire, il s’est soumis dix jours durant à un contrôle strict, basé sur des mesures scientifiques, dans une clinique.

Ce culte new age a tellement intrigué cet homme de science, qu’il a voulu servir de cobaye, à condition que les résultats soient publiés publiquement à la fin de l’expérience.

Le témoignage d'un scientifique, Michael Werner sur le respirianisme dans son livre "Se nourrir de lumière".

Le témoignage d’un scientifique, Michael Werner sur le respirianisme dans son livre « Se nourrir de lumière ».

Ainsi, Michael Werner fut placé sous surveillance 24h/24 pendant une période de 10 jours à l’hôpital de Lindenhof à Berne, en Suisse. Cette surveillance stricte, avait pour but de contrôler qu’aucune nourriture ne soit ingérée.

Cette étude était pour lui un moyen d’étudier de manière scientifique ce phénomène.

Or, à la fin de cette expérience, certes il avait perdu un peu de poids, mais dans des proportions vraiment infimes. D’autre part, il avait dans ces analyses, une augmentation du corps cétonique qui fait référence au jeûne.

C’est ce que le médecin en charge de l’étude lui a affirmé en attendant qu’un rapport ne soit publié dans les trois ou quatre mois à venir. Ce qui était la condition de Michael Werner.

Or, les jours, les semaines, les mois passent et les résultats de cette expérience ne sont toujours pas publiés. Et, ils ne seront tout simplement jamais publiés.

De bonne foi, ce chercheur en quête de réponses se prête au jeu de l’expérience une deuxième fois à Prague.

Des résultats qui ne cadre pas avec la vision scientifique.

Sur cette mésaventure, une autre étude a été programmée, à l’hôpital universitaire de Prague. Curieux d’obtenir des réponses, là encore Michael Werner exige que tout ce qui serait documenté devrait être publié.

Or, encore une fois, à la fin de l’expérience, l’homme chargé de l’étude lui a annoncé qu’il ne souhaitait tout simplement pas publier les résultats. Et cela, sans se justifier, sans aucune explication pour Michael Werner.

Quelles sont les raisons pour ne pas publier des résultats aussi surprenants ?

Selon Michael werner, cette expérience est considérée comme une menace envers leur vision de la médecine allopathe. Ainsi, cette expérience remet en cause leurs attentes, et publier de tels résultats obligerait la science à revoir sa manière de penser. Ce qui entacherait fortement leur crédibilité.

Le célèbre yogi Prahlad Jani vit de lumière depuis 70 ans.

Prahlad Jani, parfois appelé Mataji, vit dans une grotte dans les montagnes et fait de rares apparitions en public. Cet homme raconte avoir eu une vision à l’âge de 7 ans. Depuis, il affirme ne plus avoir mangé, ne plus avoir bu une seule goutte d’eau, et pratique l’inédie depuis 70 ans.

Lors de sa vision, alors qu’il était enfant, 3 déesses sont apparues et lui ont demandé de le suivre. Il a accepté, seulement l’enfant était inquiet pour sa nourriture. Les déesses ont alors apposé leurs doigts sur l’enfant, et lui ont dit de ne plus s’inquiéter, car il n’aurait plus jamais faim.

Le récit de Prahlad Jani, fait sourire de nombreux sceptiques. Alors que certains le voient comme un usurpateur, d’autres en revanche, le considère comme quelqu’un d’unique capable de défier la science.

Le yogi Prahlad Jani face à la science.

Mataji, fut présenté au responsable du service de neuroscience le Dr Sudhir Shah à l’hôpital sterling, un centre hospitalier urbain situé en Inde.

C’est ainsi qu’en 2003 le Dr Sudhir Shah fit une expérience sans précédent sous la supervision du ministère indien de la défense et de l’association des médecins d’Ahmedabad.

À la fin du projet, la conclusion du rapport affirme que Prahlad Jani, n’avait rien ingéré pendant 10 jours, ni liquide, ni eau, ni nourriture. De plus, Prahlad Jani n’a fait passer ni urine, ni selles.

Cependant, en 2010, du 22 Avril au 6 mai 2010, Prahlad Jani a de nouveau été observé et testé par le Dr Sudhir Shah et une équipe de 35 chercheurs de l’Indian institute defense de physiologie et de science connexes.

Le yogi a été placé sous surveillance constante avec un personnel de sécurité et une surveillance vidéo. Il y avait deux enregistrements simultanés pour s’assurer qu’il recrachait l’eau servant à se gargariser et vérifier également s’il ne dissimulait pas d’urine.

L’équipe a étudié avec des examens cliniques quotidiens, des tests sanguins et des analyses.

Des résultats sur l’inédie déconcertants.

En effet, après quinze jours d’observation au cours de laquelle il n’aurait pas mangé, il n’aurait rien bu et ne serait jamais allé aux toilettes, tous les tests médicaux sur Jani ont été signalés comme d’ habitude. Les chercheurs, l’ont décrit comme étant en meilleure santé que quelqu’un de la moitié de son âge.

Le Dr Sudhir Shah déclare dans sa conclusion

« On peut constater une formation d’urine dans sa vessie, qui était réabsorbée par sa vessie. Une échographie était réalisée deux fois par jours matin et soir. Les résultats étaient irréguliers avec parfois 100ml, d’autres fois 400 ml d’urine. Curieusement à la fin de l’étude, il n’y avait pratiquement plus d’urine dans sa vessie ».

Après plusieurs scanner, tous les organes étaient normaux morphologiquement, le rein, le foie, la rate il n’y avait aucun changement.

La batterie de tests réalisés par le Dr Sudhir Shah a ébranlé sa vision du corps humain.

« Cela dépasse mon imagination, pendant 10 jours, il n’a rien bu, rien mangé, ni uriné, ni selles. »

Toutefois, les études menées sur Prahlad Jani continue de faire polémique et de nombreux scientifiques suspectent la fraude malgré la surveillance accrue.

Prahlad Jani est décédé le 26 mai 2020 à l’âge de 90 ans.

Le sungazing, transformer l’énergie solaire en énergie vitale.

Le spécialiste du sun gazing est Hira Ratan Manek, ancien ingénieur qui a entrepris en 1992 des recherches sur la contemplation du soleil dans les différentes civilisations antiques.

Entre 1995 et 2001, Hira Ratan Manek participa à deux études où il se nourrira exclusivement d’eau et de soleil pendant 211 jours puis 411 jours, sous la surveillance de médecins.

Devenu célèbre dans le monde entier, Hira Ratan Manek donne désormais des conférences sur le respirianisme à travers le monde, et participe à énormément d’interviews radios, télés et autres….

Le Taoïsme et la privation de nourriture.

L’abstinence de nourriture est attestée par des textes d’une époque relativement reculée. Ainsi, l’abstinence des céréales apparaît dans les biographies taoïstes comme l’un des moyens d’échapper au vieillissement.

Les premiers cas sur la privation de nourriture remontent à plus de 2000 ans. Pour les taoïstes, il ne s’agit pas de s’arrêter brusquement de manger. Cette philosophie nécessite un entrainement quotidien. Le pranisme nécessite également d’utiliser la bonne technique avec un maître taoïste et ne doit pas être confondue avec un refus conscient de nourritures.

Le lieu pour pratiquer l’abstinence a également son importance. Ainsi, l’environnement doit être propre, chargé d’ions négatifs et d’oxygène. Bien loin de la pollution et des centres urbains.

Pour les taoïstes, quand le corps est rempli de chi, il n’y a plus besoin de nourriture. On vit de chi, de la nature et de l’énergie qui passe par les méridiens.

Là encore, en abordant le respirianisme nous sommes face à un sujet délicat. Vérité pour les uns, une fraude pour les autres, mais une chose est certaine, ce ne sont pas les seules expériences qui défient la science. Nous avions déjà abordé les capacités psi de certains yogi dans cet article.

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