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Les médecines alternatives sont-elles efficaces malgré la critique?

La médecine alternative, médecine naturelle, parallèle ou encore douce. Tous ces termes n’ont en fait qu’une signification commune. Ils ne font pas parti de la médecine dîtes conventionnelle. De ce fait, elles sont généralement qualifiées de pseudo médecine.

Sur ce point, la commission européenne adoptera définitivement le terme de médecine non conventionnelle.

Pourtant, parmi ces médecines non conventionnelles, certaines rencontrent un grand succès au prêt des particuliers. En 2015, 6 115 médecins français ont déclaré un titre ou une orientation de médecine alternative et complémentaire, et 40 % des Français y ont déjà eu recours, selon l’ordre des médecins.

Alors pourquoi sont-elles vivement critiquées et jugées de pseudo médecines ?

Que penser des médecines alternatives ?

La plupart des pratiques jugées non conventionnelles trouvent leurs origines dans les traditions antiques. Qu’elles soient chinoises, indiennes, tibétaines, africaines ou encore amérindiennes ces pseudo médecines se revendiquent comme holistique, et sont issues d’une philosophie de vie.

Des thérapies telles que le Shiatsu,  la réflexologie ou le Reiki font le bonheur d’un français sur deux. Cependant, toutes ces pratiques font grincer des dents dans le monde de la santé.

Dans la liste des médecines non conventionnelles, on peut constater que certaines nous sont pourtant très familières. Nous trouvons assez facilement au coin de notre rue, des cabinets d’acupuncture, de psychothérapie, ou encore de sophrologie.

La plupart de ces thérapies sont fondées sur des systèmes de pensée qui ne cadre pas avec la vision scientifique. Il est donc normal qu’elles soient considérées comme frauduleuses ou superstitieuses vis-à-vis de la science. Ces thérapies sont accusées d’être dénuées de tous fondements scientifiques.

Médecines alternatives, pourquoi ne sont-elles pas reconnues par la science ?

La principale raison à cela, c’est la vision mécaniste de la médecine, et l’obsession des méthodes médicamenteuses et chirurgicales, à l’exclusion de toutes les autres.

L’autre raison c’est de supposer que les seuls essais cliniques valables scientifiquement sont les études randomisées. C’est-à-dire les études contrôlées en double aveugle et avec placebo comprenant une répartition aléatoire des groupes par tirage au sort.

Sur ce point, pour qu’un acte de guérison soit reconnu scientifiquement, il doit passer un essai en double aveugle. Cet essai doit répondre aux sept critères suivants :

  1. Il doit consister en une comparaison entre un groupe « contrôle » et un groupe recevant le traitement que l’on désire évaluer.
  2. Il faut un nombre suffisamment grand de patients dans chaque groupe.
  3. Les patients doivent être assignés aléatoirement à chaque groupe.
  4. Le groupe « contrôle » doit se voir administrer un placebo.
  5. Les groupes « traité » et « contrôle » doivent être soumis à des conditions identiques.
  6. Les patients doivent être « en aveugle » sur le point de savoir à quel groupe ils appartiennent.
  7. Les médecins doivent être « en aveugle » sur le point de savoir s’ils administrent soit un traitement réel soit un placebo à chaque patient.

Les études randomisées sont de ce fait la base de la médecine fondée sur des faits. Il est certain que cette méthode est efficace pour tester l’efficacité d’un produit (un médicament) face au placebo. Mais elle exclue la possibilité de reconnaître d’autres médecines dîtes alternatives.

L’efficacité du jeûne. 

Prenons l’exemple du jeûne qui n’est pas reconnu par la science. Pourtant, cette pratique semble montrer des signes d’efficacité, mais il est très compliqué de réaliser une étude « randomisée » pour tester les vertus du jeûne.

Dans leur rapport l’INSERM cite :

« Jeûner induit des modifications métaboliques qui pourraient être utilisées à bon escient dans diverses situations pathologiques. »

« Il faut toutefois noter la grande difficulté qu’il y a ici, encore plus qu’ailleurs, à réaliser des essais thérapeutiques conformes aux canons du méthodologiquement correct. Par exemple, arrêter partiellement ou non de s’alimenter pour « aller mieux » résulte souvent d’un cheminement personnel profond ; il n’est donc pas aisé de le décider à l’issue d’un tirage au sort. »

De ce fait, le jeûne sera très difficile à valider scientifiquement. Source: rapport PDF INSERM sur le jeûne

L’acupuncture et les méridiens.

Il en est de même avec les études randomisées sur l’acupuncture. Il est impressionnant de voir à quel point les chercheurs qui souhaitent s’aventurer hors de sentiers battus, hors des dogmes médicaux, doivent être inventifs pour réaliser des procédures qui respectent les protocoles adaptés à la vision matérialiste.

Dans cette étude sur l’acupuncture, les patients des deux groupes étaient en aveugle dans le sens où ils ne savaient pas s’ils recevaient l’acupuncture « vraie » ou l’acupuncture « factice » (points non traditionnels) et il leur avait été dit que l’essai comparait l’acupuncture chinoise et l’acupuncture occidentale. Il s’agit d’essais cliniques contrôlés qui semblent de très bonne qualité méthodologique.

Le seul critère vient du fait que cette étude est réalisée en aveugle, et non en double aveugle. En effet, comment le praticien peut-il insérer les aiguilles « sans regarder » sans savoir si ce sont les vrais points d’acupunctures qui sont piqués ou les faux ?

La méthodologie servant à valider scientifiquement l’acupuncture, est tout simplement irréalisable.

L’efficacité prouvée de l’acupuncture.

La conclusion du rapport de l’INSERM sur les points d’acupuncture:

Au total, il faut peut-être revenir à l’essentiel. L’acupuncture est une approche thérapeutique largement pratiquée en France, qui permet d’apporter une réponse différente à des problèmes de santé fréquents et invalidants.

Les effets indésirables existent. Ils peuvent être graves, mais leur fréquence est rare, en particulier en comparaison aux effets indésirables des produits médicamenteux habituellement utilisés dans les mêmes troubles. L’acupuncture challenge la médecine scientifique occidentale. Elle la challenge par le caractère déstabilisant de la théorie qui la sous-tend. Elle la challenge également en l’invitant à remettre en question ses paradigmes.

Source: PDF INSERM sur l’évaluation de l’acupuncture

La réticence de certains scientifiques à reconnaître ces faits.

Malgré les rapports positifs de l’INSERM, il y a toujours des réticences de la part de la science L’AFIS (association française pour information scientifique) cite :

Malheureusement, il ne sera jamais possible de réaliser des essais cliniques parfaits en acupuncture, parce qu’un essai parfait se mène en double aveugle, ce qui demande que ni le patient, ni le praticien ne sachent si le traitement en cours est réel ou placebo.

On peut comprendre également la difficulté de la science à admettre l’existence des méridiens qui est complètement rejetée par la communauté scientifique. Tout comme une alternative aux médicaments est très mal vue par les compagnies pharmaceutiques.

Une étude sur l’hypnose.

Même s’il est difficile de réaliser des études de grande qualité méthodologique, « randomisées en double aveugle » sur l’hypnose (comment concevoir un placebo d’hypnose ?)

Cette pratique a néanmoins fait son chemin. En effet, elle a été reconnue comme validée par la Société française d’Anesthésie et de Réanimation. Mais certains dénoncent encore cette pratique.

Cependant, lorsque vous souffrez d’une douleur dorsale, peu importe de savoir si le médicament x ou y est plus efficace qu’un placebo. Ce que vous voulez savoir, c’est quel traitement sera le plus efficace parmi les nombreuses thérapies (officielles ou non)? Médicaments, kiné, acupuncture, ostéopathie, etc…

L’ EMDR, une pratique non reconnue, mais pourtant efficace.

L’Eye-Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) est une technique issue de l’hypnose importée des États-Unis. C’est une thérapie qui, grâce à des mouvements oculaires, permet de surmonter certains traumatismes.

Sur un rapport de l’INSERM sur les états d’hypnose Il mentionne :

« l’EMDR qui est une technique non médicamenteuse différente de l’hypnose qui semble répondre à un mécanisme neurophysiologique bien défini et relativement validé. »

Concernant l’EMDR et la prise en charge du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), il existe deux revues Cochrane, qui confirment que l’EMDR est efficace dans la prise en charge du SSPT chez l’adulte, mais ces revues ne permettent pas de conclure chez l’enfant et l’adolescent.

« Bien entendu, les études visant à évaluer l’effet clinique de l’hypnose obligent à repenser les standards méthodologiques classiques. »

Source: Rapport PDF INSERM

Les problèmes de la recherche scientifique.

Les demandes d’emploi ou de financements sont sujettes à revue par les pairs pour s’assurer que les chercheurs et leurs projets rencontrent l’assentiment des professionnels reconnu de leur domaine.

Les articles soumis aux revues scientifiques sont relus par un comité de lecture et doivent résister à l’examen critique de ses juges expert habituellement anonyme.

Tout résultat publié doit pouvoir être reproduit. Cette procédure part d’un bon sentiment seulement, la réalité est tout autre.

La pression financière sur les laboratoires de recherche, la compétition entre universités, les budgets alloués « au mérite et au nombre de publications », les lobbys de tous ordres qui s’activent, jouent en faveur « d’arrangements » de plus en plus importants de la part des chercheurs qui pour beaucoup pratiquent des biais pour que leurs résultats « collent » au mieux avec ce qui est attendu.

Les chercheurs sont donc sommés de « trouver », et si possible dans le sens attendu, puisque le nerf de la guerre reste le financier relié à la notoriété.

Qui a envie de récompenser quelqu’un qui ne trouve rien dans ses recherches ou trouve des résultats qui ne vont pas dans le sens attendu par les responsables politiques, économiques ou sa propre communauté scientifique ?

La médecine non conventionnelle pour accompagner les blessés de guerre.

Malgré le fait que la science ne reconnait pas l’efficacité des médecines alternatives, certaines apportent tout de même des résultats positifs.

On peut voir ainsi sur le site du gouvernement des thérapies jugées de pseudo médecine; pour la 3è édition de la journée nationale des blessés.

Elles comprennent des traitements psycho-corporels (hypnose, méditation, yoga, musicothérapie, des approches physiques manuelles (ostéopathie). Mais également des traitements issus de la médecine traditionnelle (acupuncture, gi-qong).

Source: défense.gouv

Pourquoi s’orienter vers ces médecines non conventionnelles, si comme nous le clame la science matérialiste, ces médecines sont tout simplement inefficaces, frauduleuses, et vont à l’encontre de la vraie médecine.

Il serait grand temps d’envisager, que ces médecines non conventionnelles aient une certaine efficacité malgré les difficultés méthodologiques pour le prouver.

Attention au choix du praticien.

Bien sûr, le manque d’encadrement sur ces médecines parallèles à des conséquences. Il existe ainsi, de faux praticiens, de faux thérapeutes qui vont tout simplement escroquer les plus démunis.

Mais ce n’est pas une raison pour dénigrer toute la profession, et rejeter ainsi toutes ces thérapies jugées non conventionnelles.

Sur ce point, le site médoucine, sponsorisé par de grands médias tels que TF1, France 2 ou encore le figaro, est un véritable guide sur les thérapies alternatives. Le site propose différents thérapeutes « certifiés » en fonction de votre situation géographique.

De plus en plus, les mutuelles proposent des remboursements sur les actes de médecines douces. Il serait grand temps de les reconsidérer avec un peu plus de sérieux.

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