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La Malédiction de Pompéi: Récits Étonnants de Restitution d’Artefacts

En 79 après J.-C., l’éruption du Vésuve a enseveli la ville de Pompéi, conservant dans le temps ses trésors et ses tragédies. Aujourd’hui, Pompéi est un miroir sur le passé, riche en découvertes archéologiques. Mais lors des visites certains touristes jugent bon de s’emparer de certains objets avant de les restituer pour avoir porté malheur…

Pompéi et la naissance d’un mythe

Pompéi, cette ville antique du sud de l’Italie, reste l’une des découvertes archéologiques les plus remarquables de notre temps. Jadis florissante sous l’Empire romain, elle fut brusquement figée dans le temps par l’éruption dévastatrice du Vésuve en 79 après J.-C.

Cette tragédie, qui a figé la ville dans le temps, offre aujourd’hui un témoignage poignant de la vie romaine antique. Ce n’est qu’au 18ème siècle que la ville a été redécouverte, offrant aux archéologues une fenêtre sur le passé. Les fouilles ont révélé des rues entières, des habitations, des fresques et des objets du quotidien, miraculeusement préservés.

Alors que l’histoire de Pompéi captivait le monde, un aspect plus sombre a émergé avec le temps : le vol d’artefacts. Mais curieusement, ces vols ont donné naissance à une légende étonnante : la malédiction de Pompéi.

Alimentée par des histoires contemporaines, cette malédiction repose sur une croyance troublante : Certains individus qui ont soustrait des objets de l’ancienne ville de Pompéi se sont retrouvés frappés par des séries de malheurs inexplicables.

Objets Volés de Pompéi et les témoignages de malédictions

Le Dr. Luana Toniolo, responsable archéologique de Pompéi, a fait une révélation surprenante : le site a enregistré le retour de près de 200 objets volés au cours de la dernière décennie.

Ces restitutions s’accompagnent souvent de lettres explicatives détaillant les raisons et les circonstances du vol d’une variété d’objets, tels que des carreaux de mosaïque blanche, des poteries, des roches, des pierres et des fragments architecturaux.

Certaines de ces correspondances évoquent également les motivations derrière ces restitutions, souvent liées à des expériences de malchance.

Le surintendant Baldassarre Conticello a reçu plusieurs colis, dont l’un en provenance d’Espagne, renfermant un morceau de plâtre décoré détaché d’une maison pompéienne. Selon l’auteur du vol, cet artefact aurait apporté le « malheur« 

Les gens écrivent qu’ils sont désolés, qu’ils se sont rendu compte qu’ils ont fait une erreur ou qu’après le vol ils ont eu beaucoup de problèmes et pour cette raison ils restituent les pièces volées.( Source: corrieredelmezzogiorno )

Quand les « collectionneurs » veulent restituer les objets volés 

Gabriel Zuchtriegel, le directeur du parc archéologique de Pompéi, a récemment partagé une note particulière qui avait été laissée sur le site par un visiteur rempli de remords.

Cet incident implique une Canadienne de 36 ans nommée Nicole, qui expédia par colis des fragments d’une amphore, des tessons de poterie, ainsi que des pièces de mosaïque à un centre d’information de Pompéi.

Accompagnant ces objets, une lettre révélait que Nicole les avait dérobés il y a quinze ans. Elle avait décidé de les restituer, convaincue qu’ils portaient une malédiction qui avait gravement affecté sa vie.

« Je voulais un morceau d’histoire que personne d’autre n’avait. Mais ils transportent tellement d’énergie négative en eux, cela vient de ce lieu de destruction  »

En 2005, lors de sa visite au parc archéologique de Pompéi, Nicole, qui avait alors une vingtaine d’années, a relié une série de malheurs qu’elle a rencontrés à son acte de vol.

« J’ai 36 ans maintenant et j’ai eu deux fois le cancer du sein. La dernière fois s’est terminée par une mastectomie. Ma famille et moi avons des problèmes d’argent. Nous sommes des gens bien et je ne veux pas transmettre cette malédiction à mes enfants. Alors, s’il vous plaît, reprenez-les. Ils portent malheur »

Cependant, le cas de Nicole n’est pas isolé ; d’autres collectionneurs d’artefacts semblent également avoir été affectés par la mystérieuse « Malédiction de Pompéi »

Lettre manuscrite exprimant des regrets pour le vol d'un objet

© Parco Archeologico di Pompeii

« Ce sont de petits morceaux prélevés sur les colonnes de Pompéi. Nous n’avons pas eu de chance depuis que nous les avons acquis en 1982. Nous ne savons pas s’il s’agit d’une superstition ou d’une coïncidence. En tout cas, nous espérons qu’ils retourneront vers leur destin, les ruines de Pompéi, car, comme je l’ai déjà dit, nous avons vécu de très mauvaises expériences. Nous les avons pris juste pour avoir un souvenir de la ville et conserver un petit morceau de la colonne. Je suis vraiment désolé. Nous ne l’avons pas fait avec de mauvaises intentions, juste pour garder un souvenir. Merci. »

« Je suis convaincu que ces cailloux que j’ai ramenés d’Italie me portent malheur. C’est pour cette raison que je les renvoie chez eux, pour pouvoir être libre. Merci et bonne journée.« 

Femme écrivant une lettre pour expliquer le retour de cailloux volés, croyant qu'ils portent malheur.

© Parco Archeologico di Pompeii

Le Pillage Culturel en Italie : L’Histoire de la Grande Razzia 

L’expression « la grande razzia » évoque l’ampleur du pillage du patrimoine culturel italien depuis 1960 jusqu’à nos jours. Cette période a été caractérisée par des actes de pillage massifs et incessants, auxquels la police a finalement réagi, parvenant à sauver plus de 800 000 objets.

Cependant, ce nombre demeure probablement inférieur au total des œuvres dérobées au fil des années.

Au fil du temps, un nombre considérable d’objets ont été volés à Pompéi, au point où Massimo Osanna, professeur d’archéologie à l’université de Naples et directeur du site archéologique de Pompéi, a décidé de consacrer une exposition permanente intitulée « Il Corpo del Reato » pour présenter tous les objets volés qui ont été restitués.

Les autorités italiennes et les chercheurs ont pris diverses positions par rapport à la croyance en la malédiction de Pompéi. Certaines autorités locales ont accueilli favorablement cette croyance en tant que moyen de dissuader les voleurs d’artefacts, contribuant ainsi à la préservation du site.

La malédiction de Pompéi dans la littérature

« La maledizione di Pompei« , écrit par Antonio Cangiano, est un ouvrage captivant qui plonge dans l’histoire et les mystères de la malédiction de Pompéi. Cangiano explore les origines de cette malédiction, qui remonterait en 1914, et compile une série de récits personnels.

Couverture du livre 'La Malédiction de Pompéi' de Antonio Cangiano, avec une image artistique des ruines de Pompéi et un titre stylisé.

Le journaliste a méticuleusement collecté de nombreux témoignages, provenant aussi bien des actuels et anciens surintendants, des directeurs de fouilles et des archéologues, que des gardiens du site et des guides touristiques, qui ensemble constituent la mémoire vivante de Pompéi.

Parmi les récits fascinants, les légendes entourant le trésor de Boscoreale, découvert en 1895 près de Pompéi, sont particulièrement intrigantes. Ce trésor fut vendu sous des conditions suspectes par le propriétaire du terrain, qui finira par être frappé par une maladie grave et incurable, l’amenant finalement au suicide. On apprend également la destruction de vestiges lors des bombardements de 1944. Il est estimé qu’au moins dix bombes non désamorcées sont encore enfouies dans une partie du site archéologique, qui reste inexplorée à ce jour. À l’époque, 165 bombes avaient été larguées depuis les airs.

L’auteur accompagne ce récit captivant avec des témoignages de bruits inexplicables entendus au crépuscule parmi les ruines.

Cependant, du point de vue scientifique, la malédiction de Pompéi est perçue comme une superstition. Les chercheurs ont tendance à expliquer les malheurs qui ont touché les voleurs comme des coïncidences ou des effets psychologiques résultant du remords.

Cependant, tous les archéologues ne partagent pas le même scepticisme face aux phénomènes énigmatiques associés aux sites archéologiques. Dans un article précédent consacré au livre ‘Sombras y Susurros‘, nous avions souligné que certains archéologues ont eux-mêmes été témoins de phénomènes inexplicables.

Ces récits détaillent des expériences surnaturelles vécues directement sur le terrain, allant de manifestations auditives mystérieuses à des apparitions visuelles troublantes, remettant en question la perception habituelle de la réalité scientifique et ouvrant la porte à des interprétations plus mystérieuses des sites archéologiques.

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C
Michaël

Michaël

Auteur

Animé par une curiosité insatiable et un esprit toujours en quête de nouvelles découvertes, j’ai exploré une multitude de sujets captivants. Je m’efforce de proposer des contenus uniques sur des thématiques aussi diverses que les civilisations anciennes, les phénomènes ufologiques, les mystères de la conscience, les expériences de mort imminente, et bien d’autres. J’ai également publié des articles pour le magasine Cerveau & Physique Quantique.

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