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Les Olmèques et le magnétisme : Les connaissances perdues d’une civilisation ancienne

Situés dans les terres luxuriantes de l’actuel Mexique, les Olmèques ont façonné une culture riche et complexe, laissant derrière eux des monuments colossaux et des mystères fascinants qui défient notre compréhension moderne. Dans cet article, nous explorerons une hypothèse audacieuse concernant le savoir caché des Olmèques, qui pourrait être à l’origine de leur prospérité.

Découverte du peuple Olmèque : l’Expansion d’une Civilisation dans les Marais du Mexique

L’énigme des Olmèques, une des civilisations anciennes les plus mystérieuses de l’histoire de l’archéologie, continue de captiver le monde. Leur véritable nom reste un secret perdu dans le temps, car le terme « Olmèque » fut en réalité une appellation postérieure donnée par les Aztèques.
L’histoire commence en 1862, lorsque la première tête colossale olmèque est découverte par hasard à Hueyapan, dans le site de Tres Zapotes, au cœur de l’État de Veracruz. À cette époque, l’existence même d’une « culture olmèque » n’était pas encore reconnue, et cette trouvaille passa presque inaperçue.

Toutefois, dans les années 1930 et 1940, l’archéologue Matthew Stirling transforma radicalement notre compréhension de cette civilisation. Ses fouilles, financées par la National Geographic Society et menées sur des sites clés comme Tres Zapotes, La Venta et San Lorenzo, ont révélé l’ampleur et la sophistication des Olmèques. Ses articles dans le National Geographic ont alors propulsé la culture olmèque sur la scène internationale.

Carte stylisée des sites olmèques de San Lorenzo et La Venta dans la province de Veracruz, Mexique, avec des éléments artistiques historiques.

carté stylisée mexique : site San Lorenzo et La venta

Aujourd’hui, les Olmèques sont surtout connus pour leurs sculptures monumentales de têtes, des créations artistiques stupéfiantes mesurant jusqu’à 3 mètres de hauteur et pesant entre 6 et 50 tonnes. L’aspect le plus impressionnant de ces sculptures réside dans le transport de la pierre utilisée pour leur fabrication. Parfois acheminée sur plus de 80 kilomètres à travers des forêts denses et des terrains accidentés.

Figure Olmèque : Wikipedia

Cette traversée à travers des paysages indomptés illustre la force et la détermination d’une civilisation qui, malgré les siècles, continue de fasciner et de défier notre compréhension de l’histoire ancienne.

Cependant, les découvertes archéologiques révèlent que les Olmèques, possédaient des capacités bien au-delà de ce que nous avions imaginé.

Au-delà de leur maîtrise artistique et architecturale, il semble que les Olmèques avaient une compréhension approfondie des forces naturelles de la Terre. Des hypothèses suggèrent qu’ils avaient peut-être percé les secrets des courants telluriques et des phénomènes géophysiques.

Le développement de la civilisation Olmèque

Les bases de la culture olmèque s’ancrent dans la région de la sierra de los Tuxtlas, une ceinture volcanique qui longe la partie méridionale du golfe du Mexique.

Vers 1200 av. J.-C., une transformation spectaculaire a commencé à se dessiner : d’imposants centres urbains ont émergé de terre, témoins de l’aube d’une ère nouvelle. San Lorenzo, le premier joyau urbain de cette culture fascinante, a prospéré, abritant jusqu’à 13 000 âmes, un chiffre incluant les zones avoisinantes. Mais c’est La Venta qui a peut-être dominé le panorama olmèque, avec une population florissante de 18 000 habitants à son apogée.

Et pourtant, c’est dans les recoins isolés et sauvages, au sein d’un paysage marqué par 20 000 kilomètres carrés de marécages, que les Olmèques ont bâti une civilisation prospère.

Quels secrets, perdus dans les brumes du temps, expliquent leur réussite étonnante ?

San Lorenzo : La cité Olmèque construite sur une étrange butte artificielle

Au cœur des recherches de l’archéologue Michael Coe à San Lorenzo, une découverte surprenante a émergé.

Un plateau qui semblait être une formation naturelle s’est révélé être une création méticuleuse des Olmèques. Ils avaient transporté de la terre et du gravier riche en fer depuis les rivières pour former la couche supérieure de ce plateau.

Mais l’ingéniosité des Olmèques ne s’arrêtait pas là. Ils avaient conçu un réseau de lacs artificiels, reliés par des canalisations faites de basalte, une roche extraite des volcans de Tuxtla. Ce système complexe permettait de contrôler le mouvement de l’eau.

En bas de la colline, plusieurs sources naturelles alimentaient une série de lacs artificiels au sommet, encadrés de bentonite, une pierre magnétique. Des écluses, intégrées dans ces lacs, pouvaient être ouvertes pour libérer l’eau dans une série de drains faits de basalte.

Cette prouesse remarquable soulève une question intrigante : Quelle était la motivation derrière cette construction impressionnante ?

Le site de San Lorenzo : images université Cambridge et infographie lidar Takeshi Inomata

La Structure Artificielle de Roches Électromagnétiques : Une Enigme Olmèque

Pour élucider cette énigme, John Burke et Kaj Halberg apportent une perspective nouvelle sur les connaissances secrètes de la culture olmèque dans leur ouvrage « Seed of Knowledge, Stone of Plenty ».
Couverture du livre Seed of Knowledge, Stone of Plenty

Seed of Knowledge, Stone of Plenty : John Burke et Kaj Halberg

Dans cet ouvrage, les auteurs explorent comment San Lorenzo a été construit sur une butte artificielle faite de gravier riche en fer, complétée par d’importantes quantités de basalte extrait des volcans de Tuxtlas. Cette combinaison de matériaux n’est pas fortuite ; elle révèle une compréhension sophistiquée des propriétés géologiques.

[…] Deux caractéristiques particulières du basalte de Tuxtla présentent ici un intérêt particulier. En raison de sa teneur élevée en magnétite et en autres métaux, cette roche est assez magnétique. Deuxièmement, sa teneur élevée en métaux en fait un conducteur d’électricité efficace.[…]  Seed of Knowledge, Stone of Plenty

Pour étayer cette hypothèse, la découvrte d’un bâton de magnétite connu sous le nom de « boussole Olmèque » apporte un soutien tangible à l’idée que cette civilisation possédait une connaissance approfondie du magnétisme.

En outre, un autre indice vient appuyer cette théorie : une étude portant sur les sculptures de Potbelly trouvées au Guatemala. Ces découvertes conjointes suggèrent que les Olmèques avaient non seulement une maîtrise du magnétisme, mais qu’ils l’intégraient aussi dans leurs pratiques artistiques et probablement dans des constructions massives comme San Lorenzo.

[…] les anciennes civilisations agricoles avaient sélectionné à plusieurs reprises les endroits où les énergies électriques naturelles étaient les plus fortes. Là, ils avaient investi des quantités de travail ahurissantes pour construire des structures dont la conception concentrait davantage ces énergies naturelles.[…] John Burke et Kaj Halberg

Selon les auteurs, la grande quantité de basalte découverte a San Lorenzo aurait pu agir comme conducteur de courant électrique, émettant des pulsations à travers la colline grâce à l’eau qui s’écoule à travers la roche.

Si cette idée peut paraître excentrique au premier abord, elle a été confirmé par des études scientifiques sur les roches volcaniques.

Étude des Variations Volcanomagnétiques : La Clé du Mystère Olmèque

Des études récentes menées sur le Piton de la Fournaise, à Madagascar, ont mis en évidence que l’eau traversant les formations rocheuses volcaniques peut engendrer des charges électriques et des champs magnétiques intenses.

[…] une nouvelle analyse des dernières données, qui couvrent une période de plus de trois ans, nous amène à penser que la circulation de l’eau est le principal agent des forts signaux magnétiques observés sur le volcan.[…] ( https://www.nature.com/articles/343633a0 )

La découverte intrigante de San Lorenzo pose une question captivante : les Olmèques cherchaient-ils à exploiter l’énergie volcanomagnétique inhérente à la nature à travers la construction artificielle de ce site ? Pour John Burke et Kaj Halberg, la réponse est clairement affirmative.

Mais alors, quelle pouvait être leur motivation sous-jacente pour une telle entreprise ?

Olmèques : Les gardiens secrets du magnétisme terrestre

À l’origine simples agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis, les Olmèques ont dû s’adapter à l’augmentation de leur population et aux contraintes de leur terre natale. Ils se sont alors tournés vers les basses terres environnantes, exploitant les sommets fertiles des digues naturelles le long des cours d’eau. Cette stratégie, bien que judicieuse, a conduit à une densification de la population sur ces étroites bandes de terre, intensifiant le défi de nourrir un nombre croissant d’habitants sur un espace restreint.
Carte des environs de San Lorenzo - Plaines, Zones inondables et Montagnes

Schéma secteur San Lorenzo

Dans ce contexte, l’effort considérable des Olmèques pour construire la butte artificielle de San Lorenzo et exploiter son énergie magnétique semble avoir eu un objectif clair : Booster la productivité agricole pour faire face aux besoins croissants de nourriture.

Bien que cette théorie puisse paraître marginale, des recherches contemporaines suggèrent que les champs électriques et magnétiques ont effectivement le potentiel d’augmenter les rendements des cultures.

Électroculture : Le Pouvoir Caché de l’Électricité dans l’Agriculture

L’électroculture, une technique agricole novatrice, implique l’utilisation de l’électricité pour stimuler la croissance des plantes. Fondée sur l’hypothèse que les champs électriques et magnétiques peuvent avoir un impact positif sur le développement des végétaux et l’augmentation des rendements des cultures.

Un exemple frappant de son efficacité a été rapporté par Phys.org : une étude a montré que les cultures exposées à un champ électrique avaient un rendement supérieur d’environ 20 % par rapport à celles cultivées dans des conditions standards, sans exposition à un champ électrique.

Un autre exemple fascinant est présenté par le site Permafutur, qui préconise l’utilisation du basalte en agriculture et dans les potagers.
Cette approche est intéressante, mais les Olmèques ont poussé cette idée bien plus loin. Ils ont construit un monticule, conçu pour entrer en résonance avec l’énergie du champ magnétique terrestre.
Il est important de noter que les lignes de champ électrique présentes dans l’atmosphère ont tendance à se concentrer au sommet d’une pointe, tout comme la charge négative du sol a également tendance à s’accumuler au sommet de ces pics.

La Pyramide de la Venta : Porte des Mystères Olmèques

Par ailleurs, un autre site majeure La Venta qui deviendra la plus importante citée Olmèque possède un monticule semblable à une « pyramide » qui n’a pas encore été excavée. Néanmoins, une étude magnétométrique menée en 1967 a mis en évidence une anomalie magnétique en altitude sur le côté sud de cette pyramide.
Pyramide de La Venta - Mystères de la civilisation olmèque

Pyramide du site archéologique La Venta: wikipedia

Mais quel était la fonction de cette pyramide ? Les archéologues attribuent La Venta comme étant un centre civique et cérémonial.

[…] C’est dans cette pyramide que les dieux auraient déposé les semences fertiles à l’origine de la puissance olmèque. […] source: Sorbonneantique

Ne faudrait-il pas envisager la pyramide olmèque comme ayant une fonction pratique plutôt que cérémonial ? Et s’il s’agissait d’un site dédié à la germination des graines ?
Cette idée gagne en crédibilité en considérant les recherches de l’École Polytechnique d’Agronomie de Madrid. Cette institution a publié une étude démontrant que l’exposition des graines à un champ magnétique peut significativement augmenter leur nombre et accélérer leur germination. Cette découverte suggère que les Olmèques, peut-être conscients de cet effet, auraient pu utiliser leur pyramide comme un catalyseur naturel pour stimuler la germination.

[…] L’analyse des résultats montre que le magnéto-amorçage profite clairement à la germination […] Source researchgate

Cela suggère que les Olmèques avaient peut-être une compréhension avancée des interactions entre la géologie, le magnétisme et la biologie.

Héritage Olmèque : Transmission d’un savoir perdu sur les Civilisations Mésoaméricaines

Comment la civilisation Olmèque aurait pu avoir connaissance d’une telle science ? L’origine des Olmèques est entourée de controverses et de théories fascinantes.

D’une part, certains auteurs avancent que les Olmèques avaient des liens avec les peuples d’Afrique, s’appuyant principalement sur l’interprétation des traits faciaux des statues olmèques. Le craniologue polonais Andrzej Wiercinski a renforcé cette théorie en analysant des crânes provenant des sites mésoaméricains de Tlatilco et Cerro de las Mesas, suggérant une origine africaine pour certains Olmèques. De plus, il existe des hypothèses sur une connexion entre les systèmes d’écriture mésoaméricains et africains.

D’autre part, une autre théorie fascinante est celle de l’influence chinoise, notamment à la fin de la dynastie Shang. Mike Xu a souligné des similitudes entre les marques sur la poterie olmèque et les écrits sur os d’oracle chinois, ainsi que l’importance du jade et la « potentielle » connaissance partagée de la position du vrai Nord dans les deux cultures.

Cependant, toutes ces hypothèses vont à l’encontre du consensus scientifique généralement accepté et sont considérées comme pseudo-historique. La véritable origine du savoir olmèque reste un mystère intrigant, une énigme qui continue de défier les chercheurs et d’inspirer les passionnés d’histoire à travers le monde.

Le déclin de la civilisation Olmèque

Malgré leur savoir et leur avancée culturelle, la civilisation olmèque n’était pas immunisée contre le déclin. Plusieurs facteurs ont contribué à leur chute graduelle :

  1. Changements environnementaux et climatiques : Il est possible que des modifications du climat, telles que des périodes de sécheresse sévère, aient affecté l’agriculture olmèque, réduisant ainsi leur capacité à soutenir une population dense.
  2. Épuisement des ressources : Malgré cette potentielle connaissance poussée de l’acriculture, la surexploitation des ressources naturelles par la déforestation et l’agriculture intensive, aurait pu entraîner une diminution de la fertilité des sols et une incapacité à subvenir aux besoins de la population.
  3. Conflits sociaux et internes : Des tensions internes, des conflits entre les différentes communautés olmèques ou des guerres avec d’autres peuples pourraient avoir contribué à l’affaiblissement et à l’éventuel effondrement de la société olmèque.
  4. Catastrophes naturelles : Des événements comme des inondations ou des tremblements de terre, fréquents dans cette région, auraient pu jouer un rôle dans l’abandon de leurs centres urbains.

Il est important de noter que la fin de la civilisation olmèque n’a pas été soudaine, mais plutôt un processus graduel, et qu’elle a probablement été causée par une combinaison de ces facteurs.

Mais la disparition de la culture olmèque n’a pas signifié la fin de leur influence, car plusieurs aspects de leur culture ont été absorbés et transmis par des civilisations mésoaméricaines ultérieures.

Le Transfert du Savoir Olmèque aux Mayas

L’exploitation de ces forces naturelles, en particulier dans le cadre de l’agriculture, pourrait avoir été un héritage précieux transmis aux Mayas, qui ont également construit des structures impressionnantes et développé une agriculture sophistiquée.

Au fil des années, l’idée que les pyramides étaient principalement utilisées pour des cérémonies a pris racine dans l’imaginaire collectif, bien que cette interprétation reste une hypothèse parmi d’autres. Elles auraient pu avoir une fonction plus pragmatique jouant un rôle clé dans la survie et la prospérité de ces civilisations.

Gabriel Howearth, un précurseur de l’agriculture biologique, a consacré de nombreuses années à explorer la jungle d’Amérique centrale, visitant des régions rarement fréquentées par les Occidentaux, et partageant la vie d’agriculteurs descendants des Mayas.

Pour cet enthousiaste, il était évident que l’agriculture maya était hautement performante sans l’utilisation d’engrais chimiques, et elle présentait des similitudes avec ce que l’on nomme la radionique.

Au final, la civilisation Olmèque considérée comme une enfant de l’agriculture n’était elle pas en avance par rapport à notre agriculture moderne ?

Quelques images de l’art Olmèque…

Gravure olmèque du Serpent à Plumes - Symbole sacré de l'antiquité

olmec – feathered serpent » by Xuan Che is licensed under CC BY 2.0

Sculpture olmèque d'un bébé - Témoignage de la vie antique
Photo historique prise lors de la découverte d'une représentation d'une Tête géante Olmèque en 1946

The discovery of a Olmec Head nicknamed ‘El Rey’ (‘The King’) in San Lorenzo, Mexico, 1946″ by Cassowary Colorizations is licensed under CC BY 2.0

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Michaël

Michaël

Auteur

Animé par une curiosité insatiable et un esprit toujours en quête de nouvelles découvertes, j’ai exploré une multitude de sujets captivants. Je m’efforce de proposer des contenus uniques sur des thématiques aussi diverses que les civilisations anciennes, les phénomènes ufologiques, les mystères de la conscience, les expériences de mort imminente, et bien d’autres. J’ai également publié des articles pour le magasine Cerveau & Physique Quantique.

1 Commentaire

  1. Globalement, je trouve ce site (que je viens de découvrir) particulièrement riche et passionnant et mÊme surprenant. Je découvre ainsi beaucoup d’informations qui viennent compléter le peux que je sais et ainsi me permettre d’avancer sur mon chemin.
    grand merci a vous.
    daniel d.

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