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Le syndrome de l’accent étranger, parler une langue inconnue.

Le syndrome de l'accent étranger? sciences mysterieuse

Le syndrome de l’accent étranger, est un bien curieux phénomène pour la science. Nos connaissances sont-elles le fruit de tout ce que nous avons appris? Où sommes-nous dotés de connaissances que nous ne soupçonnons même pas?  Certes, on répondrait de manière évidente que nos connaissances sont le résultat de notre apprentissage, au cours de notre vie.

Pourtant, il existe un phénomène peu connu assez déroutant et particulièrement rare, mais pourtant bien présent. C’est une affection médicale rare qui se produit généralement par un effet indésirable comme un choc à la tête ou d’une blessure au cerveau.

« Le syndrome de l’accent étranger » Des personnes qui se réveillent de leur coma avec un accent!!

Un des premiers cas recensés du syndrome de l’accent étranger aurait été publié dans une étude tchèque de 1919, depuis d’autres cas ont suivi.

Le cas le plus célèbre fut celui d’une jeune Norvégienne  Astrid L, qui fut blessée par une Bombe lors d’un raid aérien pendant la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci s’est mise à parler avec un fort accent allemand, ce qui eut des conséquences désastreuses. Ces voisins et le reste de la communauté, la prenaient pour une espionne nazie.

En 2008, Cindy Lou Romberg de Port Angeles dans l’État de Washington aux États-Unis, qui avait souffert d’une blessure au cerveau 17 ans plus tôt, développa le syndrome de l’accent étranger à la suite d’un ajustement des cervicales par son chiropracteur. Elle se mit à parler avec un accent russe et sembla même faire les fautes grammaticales d’un russe parlant anglais, comme si l’anglais n’était pas sa langue maternelle. Elle est intervenue sur Discovery Channel le 26 octobre 2008.

En 2013, une Australienne, Leanne Rowe, se réveille avec un accent français après un accident de voiture. Elle est décrite comme le deuxième cas en Australie.

En 2019, une Sarthoise originaire de Saint-Nazaire déclarait lors de sa participation à l’émission « Les 12 Coups de Midi » sur TF1 du 4 juillet 2019,  qu’elle parle avec un accent anglais depuis une opération des amygdales en 2014.

 « Le syndrome de l’accent étranger » est une affection médicale rare pouvant se produire lors d’un AVC ou d’un traumatisme crânien.

Selon des chercheurs de l’université d’Oxford, un choc dans certaines régions du cerveau contrôlant les fonctions du langage pourrait induire une altération de l’élocution. L’explication la plus plausible à ce jour reste la possibilité que les muscles utilisés pour produire la parole subissent  des dommages.

En effet, la parole requiert un contrôle précis des muscles des lèvres, de la langue, de la mâchoire et du larynx. Si les mouvements sont désynchronisés, cela peut altérer la parole créant un résultat s’apparentant à un accent étranger.

Mais que penser des personnes, qui en plus de l’accent parle une langue qu’il n’avait jamais entendu ?

C’est le cas de Reuben Nsemoh, l’histoire incroyable d’un lycéen de 16 ans, blessé à la tête en jouant au football à Atlanta alors qu’il est en plein match.

Le jeune garçon reçoit un choc violent à la tête qui le plonge dans un coma. À son réveil  Reuben ne parlait plus que quelques rares mots d’anglais. Le plus incroyable c’est qu’il parlait parfaitement espagnol !! Pourtant, celui-ci ne possédait que quelques bases avant son accident.

 

 

Bien que le phénomène soit rare le cas du jeune homme est loin d’être unique !!

Autre témoignage, celui d’un Italien de 53 ans qui à sa sortie du coma si mit à parler français. Une langue apprise de manière succincte 30 ans auparavant et qu’il n’avait plus jamais  pratiqué. Mais l’Italien se mit également à vivre à la  « française » regardant des films et lisant des magazines français. Il y eu également cet Australien de 22 ans victime d’un accident de la route,  sorti du coma en parlant couramment mandarin dont il n’avait que les bases.

 

 

L’explication la plus répandue, viendrait d’une combinaison de ce qu’ils ont appris dans le passé et de ce qu’ils ont inconsciemment retenu et stocké.

D’un point de vue neurologique, les langues ne sont pas localisées au même endroit dans le cerveau. À chaque nouvel apprentissage d’une langue, c’est une nouvelle zone du cerveau qui est impliquée.

Lors du traumatisme, si la zone censée s’activer quand une personne utilise sa langue maternelle est endommagée, c’est une autre région du cerveau, utilisée pour parler une langue étrangère, qui prend le relai afin de répondre à la nécessité de communiquer.

Une action autorisée par ce que les scientifiques appellent la plasticité cérébrale. Plus précisément la capacité des neurones et de leurs connexions à être modifiés dans le temps. Autrement dit, lorsque le patient ordonne au cerveau de parler, si les tissus permettant l’expression en langue maternelle sont touchés, celui-ci va rediriger l’ordre vers une région en mesure d’obéir, celle d’une seconde langue.

Pour une personne bilingue, ces explications sont plausibles. La modification de la plasticité cérébrale serait la conséquence du changement de langue.

Pour une personne ayant eu quelques notions d’une langue étrangère il y a quelques années, il est possible que les souvenirs soient stockés quelque part, et qu’ils resurgissent bien des années plus tard. Ce qui reste néanmoins à prouver au vu de nos connaissances sur les empreintes mémorielle.

Le véritable mystère reste la xénoglossie. Ces personnes qui emploient des mots, des expressions qu’ils n’avaient jamais entendus de leur vivant.

C’est le cas d’ O’Neal Mahmoud, un enfant de 3 ans issu d’une famille druze arabophone vivant en Israël. En effet, cet enfant a choqué les médecins par sa capacité à parler anglais avec un accent britannique. Pourtant, il n’a jamais été exposé à cette langue ou toute autre langue étrangère. Le garçon a commencé à parler anglais, utilisant notamment des expressions comme « My dear » ou « Oh my goodness ». Des expressions qui ne sont jamais utilisées dans le village. « Je ne comprends pas tout et parfois je lui dis ‘Oui, d’accord’ sans même comprendre ce qu’il dit »  explique son grand-père Yahya Shams.

O’Neal Mahmoud connait les mots « rectangle », « waterfall » ou « motorbike » sans même connaître leurs équivalents en arabe. Dans sa famille, personne ne parle anglais, personne n’est allé à l’étranger ni ne regarde la télévision en anglais. O’Neal a un niveau d’arabe inférieur à celui des autres enfants de son âge au village. De plus, il le parle avec l’accent typique de quelqu’un qui viendrait d’un pays anglo-saxon.

Les jumeaux qui parlaient l’araméen !!

Un célèbre médecin de New York, le docteur Marshall Duffie, mort dans les années 1930. Il raconte comment ses deux fils jumeaux parlaient entre eux une langue étrangère inconnue. Les deux enfants furent emmenés au département de langues étrangères de l’université Columbia. Cependant, aucun des professeurs s’y trouvant ne put identifier leur idiome. On fit venir par la suite un professeur de langues anciennes. Celui-ci découvrit à son grand étonnement, découvrit que les deux bambins parlaient l’araméen.

On est loin du cas d’informations ou de mots stockés inconsciemment par le passé dans le cerveau. Comment expliquer ce phénomène? À ce jour l’approche matérialiste n’apporte aucune réponse. Manquons-nous de connaissances sur notre cerveau et notre mémoire, ou l’explication est plus d’ordre métaphysique à l’image de ces enfants précoces qui possèdent un don, des connaissances dès leur plus jeune âge.

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