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Et si la mort n’était qu’un passage dans un autre espace-temps ?

Existe t-il une vie après la mort ? Si oui, où allons-nous ?  Qu’est-ce que la conscience ?  Toutes ces questions sont sans réponses et pour cause.

Nous vivons dans un monde bien étrange, et les plus grands physiciens ne contrediront pas ces faits. En effet, nous évoluons dans un monde où cohabitent deux physiques, qui à première vue tout oppose .

Nous avons d’une part, la relativité d’Einstein, la physique du macrocosme. D’une autre part, la mécanique quantique, qui est la physique du microcosme.

Or, le pont entre ces deux physiques est la conscience. En effet, la conscience joue un rôle essentiel dans la perception de la réalité. On ne peut concevoir une théorie unifiant ces deux physiques sans prendre en considération la conscience.

Toutefois, qu’est-ce que la conscience ? Le problème de la conscience perdure depuis des siècles. Celle-ci est considérée unitaire, dualiste, matérialiste ou encore spirituelle. Sa nature est la cause même de nombreux débats.

Or, la conscience dont la nature n’est pas déterminée, est indissociable de la réalité. Cette réflexion nous pousse à nous demander ce qu’est concrètement la réalité ?

Pour tenter de répondre à ces questions, des modèles novateurs sont proposés. La physique moderne commence à accepter certaines idées nouvelles. Par exemple l’idée que l’univers ne se limite pas seulement à ce qui nous entoure. Ou encore la découverte de nouvelles particules qui nous pousserait à envisager la réalité sous un autre angle.

Sur ce dernier point, nous allons étudier un modèle de conscience assez surprenant, mais néanmoins réfléchi. Ce modèle a été proposé dans les années 1990 par un professeur de physique et de biophysique Regis Dutheil.

Or nous verrons que ce modèle n’a suscité que peu d’intérêt, car il ne cadre absolument pas avec la conception matérialiste de la conscience. Toutefois nous verrons à la fin de cet article que son raisonnement métaphysique se rapproche d’un modèle mathématique étudié récemment.

Plus vite que la lumière.

Imaginez un instant, qu’il n’existe pas un univers unique comme le nôtre, mais trois.

Selon Régis Dutheil, il y aurait d’une part, notre univers considéré comme sous-lumineux. Puis l’univers des photons (voir des neutrinos) associé au « mur de lumière ». Et enfin, un troisième univers doté de son propre espace-temps dédié aux particules supralumineuses hypothétiques, (les tachyons).

Avant de poursuivre, revenons d’abord à la théorie d’Einstein. Depuis un siècle, en physique rien ne peut se concevoir en dehors de la relativité. Ce qui signifie que théoriquement, un corps matériel doué d’une masse pourra se rapprocher indéfiniment de la vitesse de la lumière sans jamais l’atteindre.

Pour atteindre la vitesse de la lumière, et la franchir, il faudrait une énergie imaginaire infinie, ce qui n’a pas de sens physique. C’est pour cette raison que Feinberg émet l’hypothèse qu’il existe de l’autre côté du mur de lumière des particules qui vont TOUJOURS plus vite que la lumière.

En effet, le fait de rester constamment à une vitesse supérieure à celle de la lumière, sans qu’il y ait d’accélération ne contredit pas la relativité restreinte d’Einstein. Sur ce point, Feineberg appellera ces particules hypothétiques les Tachyons.

Rappelons que les Tachyons sont repris dans plusieurs modèles théoriques. Le tachyon apparaît dans certains modèles de la théorie des cordes, en particulier la théorie des cordes bosoniques, ainsi que dans certains calculs de la théorie quantique des champs.

La théorie de la conscience supra lumineuse.

Régis Duteuil va ainsi comparer l’univers supra et sous lumineux à un vêtement qui possède un endroit et un envers. Ce tout formerait l’univers total. Seulement, nous n’en connaissons que la doublure, l’espace sous lumineux constitué de matière telle que nous la connaissons.

L’endroit de ce vêtement serait l’espace temps supralumineux, constitué de sa propre matière. Il faut prendre en compte qu’entre l’endroit et la doublure, il existe une zone intermédiaire qui contient un peu des deux. Cet espace correspondrait au mur de lumière. Le vêtement constitue une réalité unique qui ne se limite pas à sa doublure. Selon cette analogie, il en serait de même pour notre univers.

L’idée qu’il existerait des particules supralumineuses, signifie que cet univers supraluminique posséderait sa propre matière. Cette matière serait dotée de propriétés en tous points différentes de celles que nous connaissons.

Seulement pour la théorie de Régis Dutheil, cette matière exotique et ses propriétés permettraient de résoudre certaines énigmes de notre univers sous lumineux. Pourquoi la conscience interfère-t-elle avec la mécanique quantique ? Comment l’intrication quantique est-elle possible ? L’intuition, la télépathie ou encore les synchronicités proposées par Jung.

Car dans cet univers supralumineux où rien ne descend en dessous de la vitesse de la lumière, le concept de vitesse n’a plus de sens. Dans cet univers le temps ne s’écoule plus, tout serait dans l’instantanéité. Il n’y a plus de notions de passé, de présent ou de futur.

Problème de causalité.

Toutefois, si l’on parvient un jour à découvrir une particule supralumineuse, cela créerait un problème théorique. En effet, que deviendrait la causalité ? C’est pour cette raison que les physiciens mettent en doute l’existence des tachyons.

Cependant, les calculs entrepris par Régis Dutheil, montrent que dans cet univers superlumineux, l’ordre augmente en permanence. Or, dans notre univers, il se passe tout le contraire, c’est un fait. Dans notre univers, la causalité représente un principe d’organisation de l’information suivant un mode temporel (un avant, un après). Le temps s’écoule à mesure que l’entropie (désordre) augmente.

L’univers supralumineux quant à lui tend à s’ordonner et serait considéré comme un principe d’information maximum. Ces informations à l’état brut pourraient laisser transiter des messages sous forme de signes à l’origine des synchronicités.

Un modèle physique symétrique au notre.

De plus, l’auteur de la théorie, a tenté d’édifier une théorie de la relativité qui s’appliquerait à des corps ou particules ayant une vitesse supérieure à celle de la lumière. L’analyse mathématique montre qu’il existe une telle possibilité. En effet, il y a seulement deux façons de concevoir la théorie de la relativité restreinte. Une, sous-lumineuse, et une supralumineuse. Einstein ayant développé la sous lumineuse sans développer la deuxième possibilité mathématique.

Cette théorie de la relativité restreinte dans l’univers superlumineux serait en quelque sorte symétrique à la relativité sous-lumineuse. Il faut ainsi considérer l’existence d’un espace-temps supralumineux différent du nôtre, mais qui lui est symétrique .

L’univers supralumineux serait le reflet de notre propre univers. Il serait comme une sorte de miroir. Cet effet miroir n’est pas sans rappeler un des plus célèbre texte de la littérature hermétique « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Comme nous l’avions signalé, les expériences visant à mettre en évidence des particules supralumineuses ont échoué, cela ne veut pas dire que ces particules n’existent pas. En considérant bien les choses, cet échec est logique. En effet, découvrir une particule voyageant à une vitesse supérieure à celle de la lumière, viendrait violer la microcausalité. Or, cette microcausalité est la condition nécessaire à l’existence de notre univers sous lumineux.

Cependant, la réinterprétation des équations de la mécanique quantique à la théorie de Régis Duteuil, l’emmène à penser que les antiparticules, ou du moins certaines d’entre elles, que nous observons de manière furtive dans notre univers, seraient des tachyons ayant réussi à franchir le mur de lumière pour devenir des particules sous lumineuses.

Une conscience faite de matière supralumineuse.

Tous ces évènements nous emmènent à formuler l’hypothèse suivante. Notre conscience, qui rappelons-le, est une énigme pour notre science, ne serait-elle pas constitué de cette matière supralumineuse, d’un champ de matière tachyonique ? Un champ situé au-delà du mur de lumière ?

Suivant cette hypothèse, la conscience de chaque être vivant, abriterait une partie de l’univers superlumineux, avec son champ de matière superlumineuse représentant la conscience véritable.

Cette hypothèse est en corrélation avec les théories de Sir John Eccles, selon laquelle le cerveau n’est pas émetteur de conscience, mais un récepteur. Cela sous-entend bien évidemment des interactions physiques entre le cerveau qui joue un rôle de détecteur appartenant à l’univers sous-lumineux. Et la conscience faite de matière supralumineuse qui envoie des informations physiques au cortex.

Que se passe-t-il au seuil de la mort ?

L’orient et l’occident se sont toujours opposés face à la mort. En occident, la mort est un sujet tabou, nous écartons tout ce qui se rapporte à la mort. Mais en orient le rapport avec la mort n’est pas le même.

Dans le livre des morts tibétains, les différentes étapes de la mort y sont décrites. D’après le Bardo Thodol, un bruit strident se fait entendre à l’oreille de l’agonisant quand il meurt (grondement, sifflement). Le défunt se trouve ensuite comme enveloppé d’une lumière grise et brumeuse, il quitte son corps, voit et entend ses parents à son chevet, mais ne peut leur parler. Il constate qu’il a un nouveau corps. Avec ce corps brillant, il peut traverser la matière, se déplacer instantanément.

Ces affirmations ne sont pas sans rappeler les découvertes du Dr Moody. Ce pionnier dans l’étude des expériences de mort imminentes a recensé 11 étapes lors d’une EMI.

1 L’incommunicabilité. 2 L’audition du verdict. 3 La sensation de paix et de calme. 4 Le bruit. 5 Le tunnel obscur. 6 La projection extra-corporelle. 7 Des rencontres. 8 L’être de lumière. 9 Le bilan de la vie. 10 La frontière. 11 – Le retour.

Maintenant, considérons ces différentes étapes comme le passage de la conscience sous-lumineuse à la conscience supralumineuse. Et si l’EMI consiste à franchir ce mur de lumière ?

Conscience supralumineuse et expérience de mort imminente.

1 L’incommunicabilité qui subvient après une EMI, empêche les expérienceurs de décrire ce qu’ils ont vu, ils n’ont tout simplement pas les mots adéquats pour exprimer leur ressentis.

Selon la théorie de Regis Duteuil, lors de la mort, la conscience bascule complètement dans l’espace supralumineux. Or cet espace suprlumineux possède des propriétés totalement différentes de celles que nous connaissons. On peut facilement concevoir qu’il est difficile d’exprimer verbalement quelque chose d’inconnu.

2 L’audition du verdict signifie qu’un patient en état de mort clinique entend et voit les médecins annoncer leur propre mort.

Avec cette théorie, malgré nos organes qui ne fonctionnent plus, nous continuons de percevoir des sensations par la conscience supralumineuse, le mourant se retrouve à la source des sensations sans passer par les filtres cérébraux.

3 La sensation de paix et de bien-être décrit par les victimes d’EMI s’explique par le fait qu’au moment de la mort, la conscience est débarrassée de tous les influx associés au monde sous lumineux, c’est-à-dire au désordre.

Les nouvelles sensations provenant du monde supralumineux, de la conscience totale, de l’ordre de l’information à l’état pur parviennent au mourant. Ces sensations ne peuvent être que positives, car elles émanent de l’univers ou l’ordre augmente constamment.

4 Il arrive lors d’une EMI qu’un phénomène sonore accompagne l’expérience.

On sait qu’un sujet placé dans une chambre sourde croit quelquefois entendre du bruit qui lui semble intense; comme la sensation, nous l’avons dit, ne fait pas partie de l’espace-temps habituel, mais de l’espace-temps de la conscience, on pourrait dire qu’analogiquement, sur la conscience séparée du corps un phénomène semblable peut exister.

5 Le tunnel obscur fait partit des étapes vécues par les expérienceurs. Or, certains cosmologistes réputés à l’image de David Elbaz, émettent l’hypothèse que notre univers pourrait se trouver à l’intérieur même d’un trou noir.

Cette idée est reprise dans la théorie de Régis Dutheil qui compare ce tunnel obscur avec la sortie de la conscience de l’univers sous lumineux en passant par ce trou noir pour atteindre l’univers supra lumineux.

6 La décorporation, ou sortie hors du corps est souvent accompagnée de sens développé, d’une modification de l’espace et du temps.

Au cours de cette phase, la partie lumineuse de la conscience se détache du corps physique. Ce phénomène expliquerait l’impression qu’ont les témoins d’avoir leur conscience habituelle, mais à l’état pur avec les sensations développées qui l’accompagne.

7-8 La rencontre avec les proches, ainsi que l’intense lumière racontée par les victimes d’Emi, se traduit par l’arrivée dans ce champ de matière superlumineux.

Pour Régis Dutheil, la matière y serait moins dense, les photons ne sont pas absorbés comme dans notre univers sous lumineux. Ces photons remplissent de manière uniforme l’espace-temps de la conscience ce qui explique cette intense lumière. De plus, ces particules lumineuses transporteraient de l’information. Cette information serait responsable du côté apaisant que cette lumière procure.

9 La neuvième étape est particulière, car elle est commune à plusieurs traditions religieuses. La vision panoramique de sa propre vie jugée par le défunt.

Il s’agit en fait d’un dialogue entre le moi sous-lumineux du sujet et la conscience totale superlumineuse qui est infiniment plus riche en informations et en connaissances. Comme il n’y a plus de notion de temps dans l’espace superlumineux, cela explique cette sensation de voir sa vie se dérouler en un temps nul.

10 Cette étape fait référence à une limite infranchissable à ne pas dépasser. Beaucoup de témoignages font mention de cette frontière. Cette limite conduit obligatoirement pour les victimes d’EMI à la onzième étape.

11 Cette étape décrit le retour à la vie, la réintégration du corps. La théorie de Régis Dutheil l’explique ainsi.

La conscience partielle et sous-lumineuse du défunt cherche au cours de cette expérience à pénétrer dans l’univers superlumineux et à se fondre dans la conscience totale. Vraisemblablement, cette fusion ne peut s’opérer qu’à la suite d’un échange d’informations- puisque le monde superlumineux est le monde de l’information.

Si la quantité d’informations accumulées par la conscience partielle n’est pas suffisante pour la faire adhérer au monde superlumineux, elle est repoussée et tenue de repasser le mur de la lumière, pour regagner le monde sous-lumineux et revenir à la vie.

Une théorie du tout ?

Ces faits sont bien évidemment purement théoriques. Toutefois, si l’on considère la mort comme un phénomène physique, on ne peut que constater l’étrangeté de cette physique. La physique moderne ouvre des horizons étranges sur la nature de la réalité. Au niveau des particules, l’univers est totalement différent de celui qui nous est familier à notre échelle.

Cette hypothèse part du principe que le monde tel que nous le percevons ne représente qu’une partie d’un tout. Ce postulat, rejoint le modèle holographique proposé par Karl Pribram et David Bohm.

Cependant, le principal enjeu pour les physiciens du XXIe siècle est de formuler une théorie du tout. Une théorie permettant d’expliquer toutes les interactions dans notre univers. Une théorie permettant d’unifier relativité d’Einstein et mécanique quantique.

Unifier la relativité et la mécanique quantique.

Or, une récente étude publiée le 24 mars 2020 dans la revue Journal Of Physics, vient en partie de réconcilier ces deux physiques qui à première vue tout oppose.

En effet, la plupart des physiciens partent du postulat que la Théorie d’Einstein est un phénomène émergent de la mécanique quantique, faisant de celle-ci la plus fondamentale des deux.

Cependant les deux physiciens à l’origine de cette étude, démontrent mathématiquement que l’inverse est également possible. Le travail de ces deux physiciens, pourrait découler sur une théorie qui engloberait ces deux physiques.

Ainsi, les chercheurs ont montré que la mécanique quantique peut se déduire de la relativité à une condition. Cette condition déplairait fortement à Einstein, car pour cela, il faudrait faire entorse à la relativité restreinte. Et ainsi considérer les équations de Lorentz de manière plus générale. C’est-à-dire décrire les phénomènes en dessous de la vitesse de la lumière, mais également au-dessus de cette vitesse.

« Ici, nous montrons que si nous conservons les termes supraluminiques et prenons au sérieux les mathématiques résultantes de la transformation de Lorentz, alors la notion d’une particule se déplaçant le long d’un seul chemin doit être abandonnée et remplacée par une propagation le long de nombreux chemins, exactement comme dans la théorie quantique. »

C’est l’approche qu’avait apporté le Pr Régis Dutheil dans les années 1990. Ses calculs et ses travaux, ont également montré que la théorie de la relativité n’était pas incompatible avec celle des tachyons. À condition de considérer une double réalité, l’une sous lumineuse, l’autre super-lumineuse.

Dans son livre, la théorie de l’auteur, ne fait que décrire les implications philosophiques de ce modèle mathématique, qui semble en corrélation avec la mécanique quantique.

Pour approfondir cet article, se référer à l’ouvrage l’homme super lumineux.

 

Le livre L'homme super lumineux

 

 

5 commentaires sur “Et si la mort n’était qu’un passage dans un autre espace-temps ?”

  1. Mohamed ben Othman

    Sujet tres interessant. Si vous voulez chercher la verite. Lisez le Coran. Croyez moi vous allez mieux comprendre le passe, le present, le futur et l apres mort.

  2. Il faut vulgariser ces études et ces theories pour les non-initiés sinon on ne fera que lire sans en fin de compte garder en soi un fond de compréhension raisonnable

  3. mohammed chahmoti

    la spiritualité indépendante de la matière ne peut intégrer la théorie mathématique, mais son effet est bien présent chez chacun de nous, les réactions spontanés sont là pour confirmer cet univers superlumineux.

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