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Le Blob une espèce surprenante qui alarme les biologistes !!

Le BLOB où également appelé Physarum polycephalum

Le « blob » pourrait s’apparenter à une mauvaise blague de biologiste, mais il n’en est rien !!

Le« BLOB »  plus scientifiquement appelé Physarum polycephalum   est un organisme unicellulaire. Quoi de plus simple me direz-vous ?

Sauf que celui-ci a plus d’un tour dans son sac et de quoi mettre en émoi toute une communauté scientifique ainsi qu’une sérieuse remise en question sur l’apprentissage et la mémoire.

En effet cette curieuse créature qu’on ne sait d’ailleurs dans quelle catégorie la classer. Elle n’est ni  animal, ni végétal, ni champignon elle vient seulement d’être classé parmi les amibozoaires. Cette substance qui peut couvrir jusqu’à 10m2 à une vitesse croissante de 4cm par heure. Mais ce n’est pas seule particularité et loin de là.

Cet organisme unicellulaire, démuni de cerveau a de quoi surprendre les scientifiques. Le Blob est capable d’apprendre, de se souvenir, de transmettre ces enseignements et même de résoudre des problèmes complexes !!

En effet depuis une dizaine d’années les chercheurs soumettent des défis à cet créature primitive. Dans une expérience publiée en 2016 des biologistes français issus du centre de recherches sur la cognition animale (CNRS) de Toulouse ont démontré que ces Physarum polycephalum  sont capable d’apprendre et de communiquer.

Pour leur première expérience Audrey Dussutour et  David Vogel avaient soumis les organismes à traverser un pont d’une substance répulsive (sel, café ou quinine) pour attraper de la nourriture (raffolant de flocons d’avoine et de blanc d’œuf). Dans un premier temps elles sont hésitantes, mais au fil des jours ils franchissent de plus en plus facilement ce pont jusqu’à ce qu’il ne soit plus un obstacle. Ils ont donc appris que la substance répulsive était inoffensive et s’en sont souvenu le lendemain.

expèrience d'un Blob capable de franchir des obstacles pour se nourrir

Physarum polycephalum (blob) franchissant un obstacle pour attraper sa nourriture

 

Le Blob peut transmettre ses connaissances!!

Pour la seconde expérience celle qui consiste à transmettre les connaissances, les scientifiques ont observés plus de 4000 « BLOB » divisés en deux groupes  qui devaient franchir un pont pour attraper de la nourriture. Le premier groupe devait donc traverser un pont d’une substance répulsive pour se nourrir ils sont appelés les « expérimentés ». Le second groupe devait traverser un pont vierge démuni de substance répulsive ils sont appelés « les novices »

 

Grâce à ses deux groupes les scientifiques ont formés des paires de « BLOB » « expérimentés »,   des paires de « naïf » et des pairs de « naïfs expérimentés » en les obligeant là encore à traverser un pont de sel. Résultat les pairs d’organismes « mixte » ont été aussi rapides que les « expérimentés » et bien plus rapide que les « naïfs ». Il a suffi d’un seul expérimenté dans la paire pour que l’information soit partagée !!

Dans une autre expérience on a pu découvrir que cette espèce était capable de réaliser des calculs complexes.  Les scientifiques ont déposés 36 sources de nourritures représentant les emplacements des gares ferroviaires de Tokyo.  Le Physarum a réussi à créer un réseau hautement complexe et dynamique de tubulures aussi efficace que le réseau ferroviaire mis en place à Tokyo. N’ayant rien à envier aux travaux des ingénieurs  responsable de la mise en place de ce réseau.  Le professeur Toshiyuki Nakagaki  à l’université d’Hokkaido déclare ainsi  « Le Physarum réalise de véritables calculs corporel ».

 

blob traçant le parcours férroviaire de Tokyo

Les 36 sources de nourritures représentant les emplacements des gares de Tokyo

 

Le « BLOB » et l’épreuve du labyrinthe.

 

Les chercheurs ont réalisé un autre test.  Des morceaux de la « créature » placés dans un labyrinthe de 3cm carré se rejoignent et s’agrandissent pour occuper tout l’espace disponible. Mais lorsque des aliments sont positionnés à des points de sorties séparés dans le labyrinthe,  l’organisme se retire des impasses. Jusqu’à ce que tout son «corps» s’écoule entre les deux nutriments par la voie la plus courte possible. Il résout tout simplement  le « casse-tête ».

 

Blob dans un labyrinthe

Le « BLOB » soumis à l’épreuve du Labyrinthe

 

Toutes ces épreuves ont valu au Blob plusieurs publications dans « Annals of Improbable Research »

 

« Le cas du BLOB montre que des problèmes que l’on percevait jusqu’ici comme très sophistiqués peuvent être résolu par des mécanismes relativement simples »  Simon Garnier

« Cela démontre clairement que les comportements intelligents ne sont pas l’apanage des animaux pourvus d’un cerveau, mais qu’ils sont accessibles  à des formes de vie de tous horizons » Christopher Reid

« Il faut sortir de l’opinion stupide que les organismes primitifs sont stupides » Toshiyuki Nakagaki

 

On peut se demander comment fait cet espèce unicellulaire sans neurones pour apprendre, réfléchir, prendre des décisions ? Quelle partie du « BLOB » traite et transmet l’information à ses congénères ? Et pour finir où se cache sa mémoire ? On peut déjà affirmer une chose, ce n’est en aucun cas une production du cerveau.

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