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Le SETI voudrait écouter les civilisations extra terrestre depuis la face cachée de la lune.

radiotélescope face cachée de la lune

Sommes-nous seuls dans l’univers ? Quelle que soit la réponse à cette question, celle-ci bouleverserait philosophiquement et scientifiquement notre vision du monde.

Pour répondre à cette question, la science se sert de puissants radiotélescopes pour scruter le cosmos et rechercher des traces d’intelligence extraterrestre. L’idée est, qu’à notre image, d’autres espèces intelligentes émettent peut-être des signaux radio « contre-nature » faisant preuve d’une civilisation avancée technologiquement.

Seulement, les décennies d’écoute attentive n’ont à ce jour rien révélé de concret. Pourtant, le nombre d’étoiles étudié est considérable.

Se pose alors une question où se trouvent ces civilisations ?

Les théories et les spéculations sont nombreuses. Toutefois, parmi celles-ci, on peut émettre l’idée que tout simplement nous n’avons pas assez cherché.

En effet, notre galaxie possède des centaines de milliards d’étoiles et un nombre incalculable de planètes. C’est comme rechercher une aiguille dans une botte de foin. Seulement, ne serait-il pas possible de filtrer un peu plus la paille ?

Pourquoi installer un radiotélescope sur la face cachée de la lune ?

Notre propre civilisation, émet une quantité importante de signaux radio, similaires aux signaux recherchés par le SETI. À ce titre, il est plus difficile pour les scientifiques de filtrer le bruit local.

Bien que les chercheurs aient à disposition des outils permettant de supprimer les signaux humains, certains envisagent une solution plus radicale. Celle d’échapper entièrement au bruit.

En effet, il faut savoir que plus on s’éloigne de la civilisation et plus les signaux s’atténuent. Or cette réflexion pousse à chercher un endroit dominé par le silence radio. Le seul endroit accessible correspondant à ce critère n’est autre que la face cachée de la lune.

Cette idée effleure l’esprit des scientifiques depuis quelques années. Seulement un tel observatoire n’existe toujours pas.

Cependant, dans un récent article rédigé par les chercheurs Eric Michaud, Andrew Siemion, Jamie Drew et Pete Worden plaident en faveur d’un observatoire SETI (recherche d’intelligence extraterrestre) sur la lune ou en orbite lunaire.

Pour ces chercheurs, la faisabilité d’un tel projet est tout à fait crédible.

L’intérêt du SETI pour la face cachée de la lune.

En effet, s’il y a bien un endroit idéal pour scruter l’univers à la recherche de signaux radio, c’est bien la face cachée de la lune.

L’astronome Phillipe Zarka, cité par les auteurs, déclare : « La face cachée de la Lune pendant la nuit lunaire est l’endroit le plus silencieux de notre univers local ».

Selon les auteurs, un orbiteur de la NASA du début des années 1970 a constaté que le bruit radio provenant de la Terre diminuait d’un à trois ordres de grandeur lorsque le satellite passait derrière la lune. Des simulations suggèrent que cet effet serait encore plus important sur la surface lunaire.

Une étude a montré qu’à proximité du cratère Dédale, certains signaux radio provenant de la Terre seraient réduits de 10 ordres de grandeur.

Ainsi, les seules interférences radio d’origine humaine qui subsisteraient seraient celles des rovers et des sondes situés ailleurs dans le système solaire, dont le nombre est, bien sûr, bien inférieur à celui de l’orbite terrestre.

Mais il y a plus intéressant encore, un observatoire sur la lune serait en mesure de détecter des longueurs d’onde dans des parties du spectre radioélectrique qui sont bloquées par l’ionosphère terrestre.

Sur ce point, la lune devient une destination essentielle pour le SETI.

Les scientifiques disposent de deux options pour traquer les signaux radios.

La solution la plus simple consisterait à positionner un télescope en orbite lunaire.

Ainsi, l’orbiteur scruterait le ciel à la recherche de signaux provenant de l’arrière de la lune. Mais tout en profitant du silence radio de la face cachée. Pour au final transmettre les données lorsque la Terre réapparaîtrait.

L’avantage de cette solution, c’est son côté financier. En effet, un orbiteur est financièrement moins couteux que des vols spatiaux, et il n’y a pas de risque d’échec lors de l’alunissage.

L’inconvénient, le silence radio serait bien plus important sur la surface de la lune, plutôt qu’en orbite.

Cependant, un tel projet avec un orbiteur pourrait ouvrir la voie à un projet plus ambitieux.

Un Arecibo lunaire pourrait devenir le plus grand radiotélescope jamais construit.

L’hypothèse d’un radiotélescope géant dans un cratère sur la face cachée de la lune apporterait un résultat optimal. La nuit lunaire est longue et les communications radio quasi inexistantes.

Radiotélescope face cachée de la lune

Le projet de la NASA concernant un radiotélescope dans un cratère lunaire.

L’autre avantage, serait la taille de ce radiotélescope lunaire. Alors que l’antenne parabolique d’Arecibo construit dans une dépression naturelle des montagnes de Porto Rico, mesure la largeur de trois terrains de football. Un radiotélescope lunaire pourrait être trois fois plus large en raison de la faible gravité de la lune.

L’une des propositions, le Lunar Crater Radio Telescope (LCRT), suggère que des rovers robotisés pourraient assembler un radiotélescope d’un kilomètre de large dans la base d’un cratère sur la face cachée de la Lune, comme un Arecibo lunaire. Ce serait le plus grand télescope de ce type existant, capable d’effectuer des observations d’une sensibilité incroyable.

Les problèmes à résoudre pour installer un radiotélescope sur la face cachée de la lune.

Malgré ses avantages évidents, un télescope sur la face cachée de la lune présente également des inconvénients.

Les atterrisseurs lunaires sont plus complexes, plus coûteux et comportent un risque d’échec plus élevé. L’article note également que le télescope aurait probablement besoin d’un important stockage d’énergie car les observations auraient lieu pendant la nuit lunaire, qui dure deux semaines, alors que les panneaux solaires seraient inutiles.

Cela pourrait limiter le temps d’observation, car les batteries sont très coûteuses. De plus, le télescope, qui est caché de la vue de la Terre, aurait besoin d’un satellite en orbite pour relayer les observations chez lui.

Toutefois, les auteurs écrivent qu’une telle mission pourrait être envisageable.

Une mission urgente pour le SETI ?

En effet, ironiquement une telle mission doit s’effectuer rapidement, car l’espace est de plus en plus envahi d’objets spatiaux.

Les satellites à bas prix et les services de lancement de RocketLab et SpaceX, par exemple, font que le ciel terrestre est de plus en plus encombré.

Le Starlink de SpaceX a lancé à lui seul des centaines de satellites Internet en orbite et prévois d’en lancer des milliers d’autres. Les observations du SETI devront sans aucun doute faire face à plus de bruit à l’avenir.

On ne sait pas quand (ou si) nous aurons un observatoire SETI lointain, mais la recherche du silence est une cause valable. Il serait dommage de manquer l’appel d’ET simplement parce que nous ne pouvons pas entendre le téléphone.

Source: ( NASA et SETI pdf )

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