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AWARE 2, la seconde étude du Dr Sam Parnia sur les EMI.

L’étude AWARE soulève une question que l’homme se pose depuis de millénaires. La conscience survit-elle à la mort physique du corps ? C’est la question fondamentale de l’existence humaine, et à laquelle la science orthodoxe moderne répondrait par un «non» retentissant.

Pourtant, il existe un certain nombre de preuves qui suggèrent que notre conscience continue de vivre.

L’un de ces éléments, concerne des cas, où une personne qui était ostensiblement morte, a rapporté (après avoir été réanimée) qu’elle avait vu la scène depuis l’extérieur de son corps, et pourrait confirmer certains détails sur cette scène.

En effet, les preuves dans ce domaine étaient si importantes, qu’elles ont inspiré une véritable étude médicale, dirigée par le Dr Sam Parnia. L’étude de Parnia avait un but, celui de voir si les patients qui ont survécu à un arrêt cardiaque, signaleraient des «cibles» cachées, placées au-dessus du point de vue physique du patient, dans une salle de réanimation.

Cette étude donna naissance, en 2008 au projet AWARE. Si vous faites partit des personnes qui suivent de prêt les recherches sur les EMI, vous en avez surement entendu parler. Si ce n’est pas le cas nous allons voir les résultats un peu plus loin.

Toutefois, Sam Parnia a utilisé son expérience avec l’étude AWARE pour monter un projet de recherche connexe ultérieur, nommé AWARE II. Cette étude est actuellement en cours, avec une date de fin prévue pour septembre 2020.

étude AWARE

Le Dr Sam Parnia en conférence sur l’étude AWARE II

Qu’est-ce que l’étude AWARE ?

Le projet AWARE est le test expérimental le plus ambitieux sur les EMI à ce jour, il a été publié en 2014 dans le journal Resuscitation.

Ce projet est une étude qui s’est déroulée sur quatre ans et sur plusieurs sites. Dirigé par Sam Parnia, en collaboration avec des collègues de divers hôpitaux des États-Unis et de Grande- Bretagne, cette étude visait à étudier les personnes victimes d’un arrêt cardiaque.

Le but était de déterminer combien de personnes, parmi les victimes d’arrêt cardiaque, témoigneraient d’une expérience de mort imminente.

Sur certains sites l’étude utilisait une étagère contenant une cible photographique au-dessus du bloc opératoire. Cette cible ne pouvant être vue uniquement par quelqu’un flottant près du plafond.

Ainsi, si un patient sortait de son corps, puis était en mesure de rapporter ce que contenait la cible, cela aurait été une preuve objective que la sortie du corps était bien réelle.

Les résultats de l’étude AWARE.

Au moment des résultats, l’expérience incluait 2060 victimes d’arrêt cardiaque, dont 330 survécurent. Parmi les survivants, 140 furent éligibles pour le test (répondirent à la demande d’entretien, signèrent les formulaires de consentement, etc…).

Parmi les éligibles, 55 rapportèrent avoir été conscients au moment de l’arrêt cardiaque et en avoir gardé des souvenirs. Seulement 9 de ces 55 patients vécurent une expérience compatible avec une EMI.

Et pour finir, seulement 2 personnes affirment avoir eu une conscience visuelle ou auditive durant les épisodes de fibrillation ventriculaire.

Malheureusement, ces deux cas survinrent dans des lieux ou aucune cible n’avait été installée. Un des deux candidats ne put participer à l’enquête de suivi en raison de sa santé. Il ne restait donc qu’un homme de 57 ans qui décrivit :

« Il avait conscience d’observer les événements depuis l’angle supérieur de la pièce et continua d’éprouver la sensation de regarder vers le bas depuis là-haut.  L’homme a décrit tout ce qui s’est passé dans la pièce, mais, de manière importante, il a entendu deux bips provenant d’une machine qui fait un bruit à des intervalles de 3 min. Ainsi nous pouvions mesurer la durée de l’expérience. Il décrivit avec exactitude les personnes, les sons, et l’activité, une fois revenu à la vie. »

Le point principal à retenir est, que les EMI, suggèrent qu’au moins une de nos hypothèses actuelles sur la relation entre le cerveau et l’esprit est sans doute fausse.

Une meilleure compréhension de ces expériences conclura sans doute, que certains aspects des EMI sont le résultat d’un cerveau dysfonctionnel.

Toutefois, il semble également probable, au vu des éléments indépendants, plaidant en faveur des phénomènes psi, et d’autres branches de la recherche sur la survie, qu’une explication inclura aussi des aperçus de la réalité qui sont pour l’heure au-delà de ce que la science contemporaine peut appréhender.

Le projet AWARE 2.

L’étude AWARE 2 est actuellement en cours, avec une date de fin prévue pour septembre 2020.

Les résultats AWARE ont amené le Dr Parnia et son équipe, à essayer de mieux comprendre ce qui arrive au cerveau et à la conscience, puis à développer une nouvelle ligne de recherche. Ainsi est née l’étude AWARE II, avec un recrutement ciblé de 1 500 patients adultes hospitalisés en arrêt cardiaque.

L’étude comprend une surveillance explicite des niveaux du cerveau et de l’oxygène des patients en arrêt cardiaque via l’oxymétrie cérébrale et l’EEG portable respectivement.

« Nous essayons d’obtenir un marqueur de la façon dont la relation de la réanimation cérébrale interagira avec la conscience ainsi que la survie et les résultats neurologiques » Parnia.

étude AWARE 2

L’étude AWARE II, vise à mesurer le taux d’oxygène dans le cerveau lors d’un arrêt cardiaque.

Mais parallèlement, ils surveillent également la capacité des patients à détecter des sensations audiovisuelles pendant leur arrêt cardiaque.

Nous avons un sac à dos, nous avons une équipe, ils sont sur appel avec un téléavertisseur, quand un arrêt cardiaque se déclenche, ils emportent le sac à dos avec eux sur les lieux d’un arrêt cardiaque… nous avons un certain nombre d’équipements [y compris] un iPad ou une tablette qui émet des stimuli audio-visuels indépendants qui sont transmis au patient via un casque sans fil, et nous pouvons ensuite interroger les survivants et voir s’ils peuvent se souvenir de l’un de ces stimuli et quand ils ont pu percevoir des informations et comment cela était lié à leur qualité de réanimation cérébrale.

La recherche sur les EMI.

Lors de sa conférence, Parnia note, qu’en raison des progrès de la science médicale, nous avons maintenant un laps de temps suffisamment large, dans lequel nous pouvons ramener les gens, après qu’ils aient atteint le seuil de la mort.

Seulement, ce retour tardif à la vie, n’est pas sans conséquence en fonction des cas.

« Alors que certaines personnes reviennent sans problème après une longue période de temps, d’autres reviennent avec des lésions cérébrales».

Le Dr Parnia affirme également que ces recherches consistent à comprendre les processus qui se produisent après l’arrêt du cœur.

« Seulement, le revers de la médaille est que, que cela nous plaise ou non, nous étudions essentiellement ce qui arrive à l’esprit et à la conscience humains lorsque les gens ont dépassé le seuil de la mort. – c’est-à-dire «l’expérience de la mort imminente».

«c’est un terme que je n’aime pas utiliser, mais je le ferai parce que les gens en ont peut-être entendu parler. Il est inexact parce que les patients que nous étudions sont techniquement allés au – delà du seuil de la mort. »

Des récits similaires en fonction de l’âge ou de la culture.

Parnia fournit ensuite quelques exemples à son auditoire pour montrer que les caractéristiques de base des NDE sont, bizarrement, très similaires indépendamment de l’âge ou de la culture.

Le Dr Parnia relate l’EMI d’un enfant de 3 ans qu’il a interviewé et qui a subi un arrêt cardiaque et a été réanimé pendant 25 minutes.

« Il se souvient avoir vu des médecins et des infirmières travailler sur lui, et il a dit à ses parents que lorsque vous mourez, vous voyez une lampe brillante et que vous y êtes connecté par un cordon. »

Il cite également une description d’une personne ayant fait l’expérience de la revue de vie.

«J’ai commencé une revue de ma vie, des moments clés de ma vie. Mais en même temps, je l’ai ressenti du point de vue des autres et c’était un étourdissement parce que vous ressentez leur douleur, vous sentez la piqûre, vous ressentez la douleur. »

Et au-delà de l’aspect expérience de mort imminente de la recherche, Parnia est de nouveau revenu sur les futurs avantages médicaux possibles de l’étude AWARE II.

«De nombreux autres axes de recherche découlent de cette collaboration, notamment l’utilisation de l’oxymétrie cérébrale et de l’EEG portable pour fournir une surveillance bimodale de l’arrêt cardiaque, ce qui est très important pour guider nos efforts de réanimation à l’avenir afin d’éviter les blessures cérébrales et troubles de la conscience. « 

EMI, un phénomène qui suscite de l’intérêt.

Selon plusieurs études, en moyenne 4% de la population vivrait ce que l’on appelle une expérience de mort imminente (EMI), soit 2,5 millions de personnes rien qu’en France.

De plus, il est possible que davantage de personnes puissent avoir une activité mentale lors de cette expérience, mais que leurs souvenirs leur échappent. Soit en raison des lésions cérébrales consécutives à l’accident, soit en raison de l’effet délétère de la sédation sur la mémoire .

Mais au-delà de l’aspect expérience de mort imminente de la recherche, Parnia est de nouveau revenu sur les futurs avantages médicaux possibles que peut apporter l’étude AWARE II.

Source: Real Magic Dean Radin,    le journal Resuscitation,    You tube conférence Sam Parnia