Les anciennes civilisations à travers le monde regorgent de mystères. Ces civilisations nous ont précédés en laissant derrière elles, des vestiges tels que Puma Punku, Göbekli Tepe, Teotihuacan pour les plus célèbres d’entre eux. Ces vestiges constituent de nos jours les plus grandes énigmes de l’archéologie.

Les plus anciennes civilisations du monde nous ont laissé en héritages bien plus de questions que de réponses.

Cependant, il n’y a pas que leurs prouesses architecturales qui nous fascinent. Leurs connaissances, leurs cosmogonies, leurs rapports à la spiritualité viennent renforcer le côté mystique de ces civilisations du passé.

Dans cet article, nous allons mettre en avant, et présenter un extrait, d’un formidable ouvrage intitulé « J’ai fait trois fois le tour de la Terre » de Laurence Baranski. Dans la première partie de cet ouvrage, l’auteure cherche à saisir le sens de certains des plus grands mystères que nous ont légués nos ancêtres.

Le livre de Laurence Baranski qui s’interroge sur l’histoire, la conscience, la spiritualité.

Cependant, ce livre va bien au-delà des civilisations du passé. L’auteure va au-devant des questions Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que l’histoire ? ​Qu’est-ce qu’une civilisation ? Qu’est-ce que la conscience ? Qu’est-ce que la mort ? Qui sommes-nous ? Où voulons-nous aller ?

Pour cela, elle va nous plonger au cœur des Civilisations disparues, des vestiges engloutis, en passant par l’origine de l’humanité, les extraterrestres, les recherches  scientifiques sur ce que sont la vie et la mort, la lumière et la conscience, l’ésotérisme et occultisme…

Mais dans cet article, nous allons exposer quelques passages du livre sur les anciennes civilisations du monde.

Les anciennes civilisations du monde (extrait).

Qu’est-ce qu’une civilisation ? Qu’est-ce que l’histoire ? Quand commence-t-elle ? Voilà qu’à peine partie, de nouvelles questions se posaient. Pour y répondre, j’avais besoin d’une boussole temporelle. J’ai pris celle des historiens. […]

Pour une néophyte comme moi, tout se mélange allègrement. Il y a cependant un repère qui semble faire l’unanimité et qui m’a forcément interpellée : la révolution néolithique […] Cette révolution néolithique est absolument stupéfiante ! Avant le néolithique, les humains sont encore préhistoriques […] Après le néolithique, ils sont civilisés ! […]

L’écriture serait née vers 3300 av. J.-C. du côté de Sumer, dans l’Irak actuel, une région dont on parle tant dans l’actualité d’aujourd’hui. Selon nos conventions scientifiques, l’écriture marque le commencement officiel de l’Histoire avec un grand « H ». L’Histoire commence donc 3 300 ans avant la naissance de Jésus-Christ. […]

Les Dogons nous parlent du ciel.

De l’autre côté du continent, en Afrique de l’Ouest, nous entrons alors sur les terres des Dogons. Surprenants Dogons ! Les Dogons vivent pour la majorité d’entre eux au Mali, en « pays dogon ».

Selon les estimations, ils seraient environ 700 000. Ils parlent le dogon, une langue qui regroupe plusieurs dialectes. Ils sont essentiellement cultivateurs et forgerons. Leur art est mondialement connu, notamment leurs sculptures fines et allongées. Mais ce qui caractérise surtout ces habitants d’Afrique, c’est leurs croyances et leur cosmogonie, leur science de la constitution de l’univers. […]

Depuis des siècles, la cosmogonie des Dogons parle d’une petite étoile proche de l’étoile Sirius. Cette petite étoile, Sirius B, invisible à l’œil nu, existe réellement. Mais elle n’a été découverte par les astrophysiciens qu’en 1836. Comment les Dogons connaissaient-ils son existence avant cette date ? C’est un mystère. […]

Peuple Dogon une ancienne civilisation

Peintures du peuple Dogon, l’une des anciennes civilisations de notre monde.

À la question posée, les Dogons eux-mêmes apportent une tout autre réponse. Selon eux, leurs connaissances leur ont été transmises par des êtres venus de l’espace dans une « arche », un vaisseau spatial.

Les Dogons considèrent encore aujourd’hui ces êtres comme leurs pères célestes. Grâce à ces initiateurs venus du ciel, les Dogons enseignent depuis des générations, bien avant que les Occidentaux ne le découvrent, que la Voie lactée est spiralée, en perpétuel mouvement, tout comme les autres corps célestes, que Jupiter a quatre satellites principaux, que Saturne a des anneaux. […]

Certes, je savais que j’allais entendre parler d’extraterrestres sur le sol africain car j’avais eu connaissance des Dogons et de leurs croyances avant mon départ. Mais je n’en mesurais pas à ce point l’importance dans la culture d’un peuple africain. […]

Allez ! Il était temps de repartir. Retour vers l’est du continent, à la rencontre de la Nubie. Pourquoi la Nubie ? J’avais entendu dire qu’il y avait là, à une époque lointaine, des pharaons noirs. Et j’avais envie d’en savoir plus. […]

Sumer et ses tablettes

​Cherchez les fleuves et vous trouverez les civilisations. C’est entre les fleuves Tigre et Euphrate, en Mésopotamie, au cœur du Moyen-Orient, sur la terre de l’Irak actuel et dans une moindre mesure sur celle de la Syrie, que se trouvait la région de Sumer.

C’est là, sur ces terres aujourd’hui en proie à la violence et la guerre, que s’est développée l’une des plus anciennes civilisations du monde, la première de connaissance d’historiens, à avoir utilisé l’écriture : la civilisation sumérienne.

La plaine était sèche. D’ingénieux systèmes d’irrigation la rendirent incroyablement fertile. Des Mésopotamiens, ainsi que des migrants venus d’autres régions du monde, peut-être d’Asie centrale ou d’ailleurs, s’y installèrent. Les premières traces de civilisation dans cette région du monde remonteraient, tout comme en Égypte, à 6 000 ans avant notre ère.

Mais c’est environ 2 700 ans plus tard que les Sumériens semblent avoir accompli un saut civilisationnel. C’est en effet vers 3300 av. J.-C. que les Sumériens auraient inventé l’écriture. Et c’est à partir de là, comme nous le savons à présent selon le critère officiel, que l’on fixe le début de la civilisation sumérienne, et même de l’histoire de l’humanité. […]

écriture cunéiforme sur tablette sumérienne

Cette écriture provient d’une des plus anciennes civilisations du monde. Les conditions d’élaboration de cette forme d’écriture, qui est la plus vieille connue avec les hiéroglyphes égyptiens, sont encore obscures.

Que sait-on de ses origines ? Ou plutôt qu’en disent en synthèse certains de mes guides, car je n’ai pas lu moi-même directement les tablettes sumériennes. Certaines d’entre elles suggéreraient une description très iconoclaste des origines de la civilisation sumérienne et plus largement des origines de l’homme sur Terre.

Aussi curieux que cela puisse paraître à un esprit cartésien, cette description a un point commun avec la mythologie des peuples du Soleil, avec celle des Aborigènes d’Australie et avec celle des Dogons : en un mot, les extraterrestres […]

La civilisation méconnue du Pakistan

À peine avais-je fait le premier pas en terre d’Asie, ma feuille de route en poche, que je me sentis irrésistiblement attirée par quelque chose qui se trouvait sur les terres de l’actuel Pakistan. Une ville. Elle est grande. Peut-être que 30 000, ou même 40 000 habitants vivent là. Les rues sont pavées. […]

Chose curieuse, il semble qu’il n’y ait ici, dans cette ville, aucun monument religieux. Mes guides, qui ne connaissent pas bien cette région du monde, mais qui en savent suffisamment pour émettre des hypothèses, me disent qu’ils supposent que c’est parce que les célébrations religieuses se font en plein air.

Effectivement, ceci pourrait expliquer cela. Tiens, là, une salle des fêtes. J’imagine que les habitants s’y retrouvent pour partager des temps de célébration collective et des manifestations culturelles. La vie sociale semble de fait très développée. Cette région du monde compterait au moins trois autres villes comme celle-là, ainsi que d’autres villes plus petites et des villages.

Au total, cinq millions d’habitants vivraient sur ces terres, répartis sur au moins plus de mille sites, parlant la même langue, partageant la même écriture et la même culture. Une langue, une écriture et une culture qui nous sont à ce jour totalement inconnues faute de les avoir décryptées.

Où sommes-nous ? Nous sommes au cœur de la civilisation de la vallée de l’Indus. Elle est aussi appelée civilisation harappéenne du nom de la principale ville qui se trouve non loin de là, Harappa. La ville où je me trouve s’appelle quant à elle Mohenjo- Daro. […]

Le site de Mohenjo-daro au pakistan abritait d'anciennes civilisations

Le site de Mohenjo-daro au pakistan

Bien qu’elle soit moins connue que ses cousines égyptienne et sumérienne, cette civilisation est l’une des toutes premières civilisations du passé à avoir laissé des traces de son existence sur notre planète. Elle n’a été découverte qu’en 1921, ce qui explique que de ces trois civilisations « mères », elle soit la moins connue. Des trois, elle est pourtant la plus étendue. […]

La Chine et son passé

On a coutume de faire remonter la civilisation chinoise à 4 000 ans. […]

Ce vaste pays a bien sûr, dans le temps, connu des invasions et des tentatives de domination. Mais la Chine a su résister, et il semblerait que ce soit sa civilisation et non celle des envahisseurs d’un moment qui ait servi de terreau et de liant aux autres cultures.

Comme si la culture chinoise avait la particularité de se mélanger sans se désagréger, et finalement de relier et de tisser ensemble ce qui lui appartient et ce qui vient d’ailleurs, en se plaçant au-dessus de la mêlée et en restant fidèle à elle-même. Cette culture est donc puissante, capable d’être absorbée tout en étant absorbante. […]

L’Europe, unité ou diversité ?

Je me trouvais donc à présent aux portes de l’Europe. C’est en tout cas ce que je croyais. En réalité, j’ai mis énormément de temps à trouver une porte d’entrée qui me permettrait de comprendre la civilisation européenne dans sa globalité.

J’ai vraiment cherché, j’ai consulté et re-consulté mes guides… En fait, j’ai tourné en rond, longtemps, très longtemps. Quel était le point commun entre ces différentes régions qui constituent l’Europe ? Impossible de trouver et de tirer un fil conducteur qui me semblait un tant soit peu logique et fédérateur.

Alors, oui, il y avait bien l’antique civilisation grecque. Mais elle ne couvrait pas tout le continent, seulement le Sud. Il y avait bien les rois et les reines de tous les pays, les empereurs et les impératrices, mais c’était plus tard, au Moyen Âge, à la Renaissance et plus près de nous encore. Cette époque de notre humanité ne m’intéressait pas.

Je cherchais le début, les origines. Mais impossible de mettre la main dessus. Je ne trouvais que des origines diverses, multiples, dissociées. Certains de mes guides officiels parlaient pourtant d’un continent riche d’une civilisation millénaire. Quelle était donc cette civilisation ?

Une amie utilise souvent cette jolie expression qu’elle a inventée, pour symboliser un travail d’ampleur que l’on souhaite réaliser et réussir : « faire d’une mosaïque éclatée un chef-d’œuvre byzantin. » Eh bien ici, point de chef-d’œuvre, seulement une mosaïque en mille morceaux. Et je me trouvais incapable de les rassembler. J’étais face à un véritable casse-tête. […]

Le temps des Hopis

[…] Les Hopis sont des Amérindiens d’Amérique du Nord. Leur nom signifie « le peuple de la paix ».

Indiens Hopi font partit des anciennes civilisations du monde

Les Indiens Hopi

Pour les Hopis donc, le temps et l’évolution de l’univers relèvent également d’une succession de créations et de destructions. Une de leurs légendes raconte que le premier monde était en équilibre parfait. Tous les humains parlaient la même langue.

Mais ils devinrent égoïstes et se détournèrent des lois de la nature et des principes universels et spirituels. Ce monde fut détruit par un tremblement de terre. Seuls quelques humains survécurent. Un deuxième monde fut créé, mais à nouveau les humains se détournèrent des lois de la nature et des principes spirituels. Ce deuxième monde fut détruit par la glace. Vint alors le troisième monde. Il dura longtemps.

Durant son existence, les humains devinrent très intelligents et développèrent des technologies très avancées. Mais à nouveau ils furent victimes de leur orgueil et s’éloignèrent des lois de la nature.

Ce monde fut en grande partie détruit par le déluge, le même déluge semble-t-il que l’on retrouve dans toutes les traditions. Nous sommes toujours dans ce quatrième monde qui serait en train de prendre fin. On retrouve là le quatrième Soleil des mayas.

Selon la légende, à chaque monde, de nouvelles « races » d’humains sont venues sur Terre, mais aucune pour l’instant n’a su s’élever au-dessus d’un certain niveau de conscience et chacune d’elles, y compris la dernière dont nous sommes les derniers représentants à ce jour, a sombré pour cause d’aveuglement et d’ignorance des lois de la vie et de la conscience.[…]

La boucle est bouclée et des questions sont posées

Mon premier voyage autour de la Terre à la rencontre des civilisations du passé était terminé. J’allais entamer le suivant, un voyage à la découverte des civilisations disparues.

Je n’allais pas faire un deuxième tour aussi systématique d’un point de vue géographique. C’eût été fastidieux pour moi-même, mais aussi pour tout lecteur désireux de continuer à se plonger dans ce carnet de voyage.

Et d’un point de vue historique, il faut bien le dire, il y a de quoi se perdre dans ces dates en mille-feuille qui s’empilent et butent toutes, de toute façon, sur la révolution néolithique, et plus encore sur l’apparition de l’écriture qui marque officiellement le début de l’histoire.

Pour le deuxième voyage, j’allais donc procéder différemment. J’allais tirer les fils que j’avais repérés à l’occasion de ce premier périple qui venait de se terminer. Je verrais bien où ils me conduiraient. De façon à y voir plus clair, je les mis tous sur la table, pêle-mêle, à peu près dans l’ordre où ils m’étaient apparus. Ces fils prenaient la forme de questions ou d’étonnements […]

Un voyage n’y suffirait pas. D’autant plus que j’allais inévitablement avoir envie de faire d’autres nouveaux détours.

À cet effet, j’avais d’ailleurs déjà mis des questions de côté : qu’est-ce que la conscience et d’où vient-elle ? Qu’est-ce que la vie, qu’est-ce que la mort ? Quels sont les enseignements des initiés à ce sujet ? Mais chaque chose en son temps.

Je décidai déjà d’effectuer le deuxième voyage. Il allait me conduire à la découverte des civilisations disparues. Et je décidai que j’imaginerai plus tard le troisième en fonction des questions qui se poseraient toujours une fois ce second terminé. En l’entamant, je ne savais pas bien comment j’allais m’y prendre. Mais c’est le premier pas qui compte, dit-on. Allons-y ! Vous m’accompagnez ?

Merci à l’auteure Laurence Baranski de nous faire partager un extrait de son livre « J’ai fait trois fois le tour de la Terre ».

Un livre qui relie les savoirs

​Une contribution à la création de ponts entre la science et la spiritualité pour faire, ensemble, le pas d’après…​