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Puma Punku, le site archéologique qui défie la science

Puma Punku à Tiwanaku

Puma punku, fait partit de ces nombreux sites archéologiques qui défient notre imagination.

En effet, demeurent sur notre planète des constructions possédant une architecture déconcertante. Ces édifices, aussi incroyables les uns que les autres, continuent de nos jours, à susciter de nombreuses spéculations, en conservant avec eux, des énigmes qui continuent à défier les hommes.

Situés à 75 km de la capitale de la Bolivie, sur les hauteurs de la cordillère des Andes, subsistent les restes d’une ancienne cité, Tiahuanaco, anciennement appelé Tiwanaku. Or, c’est dans cette cité que se trouve le célèbre site de Puma Punku.

Puma Punku, l’énigme de Tiwanaku.

Puma Punku Bloc en forme de H

Blocs en forme de H

Puma Punku est un site étrange qui ne laisse pas indifférent. Ce vaste complexe possède les mégalithes les plus étonnants de la planète. Pouvant mesurer jusqu’à huit mètres de long et pesant plus de 100 tonnes, ces mégalithes semblent être l’œuvre d’une civilisation qui nous dépasse.

Avec une apparence ressemblant à un champ de ruine, Puma Punku, s’avère être une véritable énigme dès lorsque l’on observe ces blocs d’un peu plus prêt. Ces blocs de quartzite énormes ont été travaillés de façon à se verrouiller mutuellement. Ils peuvent s’agencer soit par superposition ou par juxtaposition, comparable à un jeu de construction.

Certaines de ces pierres possèdent des coupes très nettes, des angles précis. La plupart de ces assemblages sont tellement minutieux que même une lame de rasoir ne peut pas se glisser entre les pierres.

D’autres morceaux vont comporter des trous parfaitement forés, si bien alignés qu’il est difficile de croire qu’ils ont été réalisés avec des outils primitifs.

La réalisation de structures aussi complexes ne peut être que l’œuvre d’artisans hors pair, maîtrisant des techniques de construction architecturale très sophistiqués. Il est certain qu’une telle connaissance ne s’acquiert pas du jour au lendemain, les capacités de ces bâtisseurs ont dû se développer sur plusieurs siècles d’expérimentation. Or, à ce jour aucune architecture similaire n’a été retrouvé.

Mesure à Puma Punku

Une mesure prise au rugosimètre révèle en écart de 31 microns entre le point le plus haut et le plus bas de cette surface parfaitement plane

meure bloc a Puma Punku

Les blocs ne sont pas similaire au mètre prêt, mais à une valeur de 0.0001 mètre. Une précision déconcertante pour des outils primitifs

À ce propos quelle est la version officielle sur Puma Punku ?

Qui a construit Puma Punku ?

Selon l’archéologie officielle, et les découvertes scientifiques, Puma Punku   aurait été érigé entre 536 et 600 après J.C, par les anciens habitants de la cité de Tiwanaku, qui elle, aurait été construite en -400 Av J.C. Ces données ont été recueillies par l’archéologue Alexei Vranich.

Parmi les théories officielles, les archéologues soutiennent que le transport des pierres a été accompli par la grande main-d’œuvre de l’ancien Tiwanaku. Deux des propositions les plus courantes concernent l’utilisation de cordes en peau de lama et l’utilisation de rampes, ainsi que de plans inclinés.

La précision avec laquelle ces angles ont été utilisés pour créer des joints affleurants indique une connaissance très sophistiquée de la taille de pierre et une compréhension approfondie de la géométrie.

Les caractéristiques notables de Pumapunku sont les crampes ou agrafes architecturales composées d’un alliage unique de cuivre-arsenic-bronze. 

Voici ce que nous suggèrent les théories officielles sur Puma Punku. Mais nous allons également voir que le site semble cacher une tout autre histoire…

À quelle époque remonte le site de Puma Punku ?

Sur ce point, les travaux d’Arthur Posnansky, professeur à l’université de La Paz, archéologue professionnel bien connu et respecté défend une tout autre version sur l’histoire de Puma Punku.

En effet, selon Arthur Posnansky, la construction de Tiwanaku remonterait à plus de 10 000 ans av. J.-C. Nous sommes très loin des dates citées précédemment. Pour expliquer sa thèse, il va s’appuyer sur le niveau des eaux du lac Titicaca situé à quelques kilomètres de Tiwanaku.

Le lac Titicaca est situé à 3 800 mètres au-dessus de la mer, ce qui fait de lui le lac navigable le plus élevé du monde. Grand comme la Corse, il possède une superficie de 8 372 km2 et des profondeurs pouvant atteindre les 500 mètres.

Or, pour Posansky, il est indéniable que la ville de Tiahuanaco était autrefois un port. La cité aurait possédé de vastes quais pouvant accueillir de nombreux bateaux. L’un des blocs de pierre, interprétés comme étant une partie du quai gît toujours sur le site, et pèserait selon certaines estimations, plus de 440 t.

Or, aujourd’hui la cité est situé à 18 km du lac et une altitude de 30 mètres les sépare. Si l’on considère Tiwanaku comme une ville portuaire, on se rend compte que la chronologie officielle ne cadre pas avec les évènements géologiques.

Sur ce fait, le professeur Arthur Posnansky retarde considérablement la datation du site qu’il estime aux environ de 15 000 av. J.-C.

Ces thèses ont été réfutées notamment par le professeur Charles E. Orser, Jr. (éditeur du Journal international d’archéologie historique). Et pour cause, la datation de Posnansky, remet en question quelques-uns des postulats les plus fondamentaux des historiens.

La théorie officielle mise à mal par les constellations.

Ce n’est plus un secret, les civilisations anciennes avaient des connaissances très poussées en astronomie. Ce savoir a été mis en avant sur plusieurs sites de l’Amérique latine.

À l’exemple de Téhotihuacan, cette cité est une reproduction irréprochable de la voûte céleste.

Ou encore, Chichén Itzá, qui lors des Équinoxes laisse entrevoir sur les marches de la pyramide l’ombre d’un serpent qui descend et finit au ras du sol dans la gueule ouverte de la statut de Quetzalcóatl. Cette œuvre est une véritable performance astronomique et architecturale.

Mais le temple de Kalasasaya, sur le site de Puma Punku n’est pas épargné par les prouesses astronomiques.

En effet, les portes de ce temple étaient alignées à la perfection pour correspondre avec le mouvement des astres. Ainsi aux équinoxes, le soleil se couche parfaitement aligné à la porte, et aux solstices, de part et d’autre de la porte.

Toutefois, ces alignements ne sont plus valables de nos jours. Ainsi, il faut remonter le temps pour trouver une correspondance entre le temple et les astres. Or, en tenant compte du phénomène de précession de la Terre, il aurait fallu remonter il y a environ… 12.000 ans !

Porte du temple de Kalasasaya Puma Punku

Au temple de Kalasasaya, il y a 12 000 ans, lors des équinoxes le soleil se couchait dans l’axe de la porte. En revanche lors des solstices le soleil se couchait parfaitement aligné de part et d’autre de la porte du temple. De nos jours il se trouve en dehors du champ.

Ce constat correspond aux dates avancées par Arthur Posnansky.

Des Pictographes viennent remettre en cause la théorie officielle.

En effet, un autre détail troublant vient remettre en cause la théorie officielle sur la datation de Puma Punku.

Sur le site, le vestige le plus célèbre est la porte du soleil. Un monolithe isolé de 4 mètres de large sur 3 mètres de haut, d’environ 10 tonnes. La porte du soleil est bien souvent comparée à l’Arc de triomphe pour sa ressemblance.

La porte du soleil à Puma Punku

La porte du soleil à Puma Punku

Cependant, sur ce monolithe figure une étrange frise comprenant un langage en hiéroglyphe. Des inscriptions, qui à ce jour n’ont pas été révélées. Toutefois, sur la base de la frise figure une tête d’éléphant, avec les oreilles, la trompe et les défenses.

Or, cette découverte créa la surprise, car il n’y a jamais eu d’éléphants dans les Andes.

Seulement, une espèce nommée Cuvieronius (un proboscidien doté des mêmes attributs que l’éléphant) était largement répandue dans les  Andes, jusqu’à son extinction brutale en -10 000 avant J. C.

Mais la frise va révéler d’autres figures assez troublantes. Plusieurs spécialistes, vont ainsi identifié avec certitude le Toxodonte, un mammifère amphibie qui a vécu en Amérique du Sud qui s’est également éteint à la fin du Pléistocène (il y a environ 12 000 ans).

Ces représentations d’animaux disparus sont en corrélation avec la théorie de Posnansky sur le niveau des eaux du lac Titicaca, ainsi que l’alignement des astres lors des équinoxes.

Ces trois interprétations viennent directement remettre en cause les dates avancées par l’archéologie officielle.

Transport des pierres à Puma Punku.

Comme nous venons de l’évoquer, il existe un certain nombre de faits, qui mettent mal à l’aise la théorie officielle sur la datation du site.

Mais la chronologie du site n’est pas la seule ombre au tableau. En effet, comment transporter des blocs aussi lourds, nous sommes à 4000 mètres d’altitude sur un sol incliné ou aucun arbre ne pousse. 

La piste escarpée de lama, utilisé pour acheminer les pierres jusqu’au site selon J. Davidodits

Cette image provient d’une étude sur la célèbre théorie des pierres moulées proposés par Joseph Davidovits. L’archéologie officielle prétend qu’ils ont utilisé la piste escarpée de lama (image ci-dessus) pour traîner leurs mégalithes de 150 tonnes vers la vallée. On peut comprendre le scepticisme et la controverse autour de la théorie officielle.

Toutefois, nous ne nous attarderons pas sur la théorie des pierres moulées, qui a largement fait parler d’elle en fin 2019 dans le documentaire la grande Pyramide K2019.  

Le monolithe de Ponce

Le monolithe de Ponce est une sculpture grandiose de 3 mètres de haut, situé dans l’enceinte du temple Kalasasaya, sur le site de Puma Punku. Il représente “une divinité, un prêtre, une figure importante de Tiwanaku” sur ce point, les avis divergent. Mais ce qui nous intéresse, c’est le fait qu’il ait été sculpté avec de l’Andésite.

Or cette roche se trouve de l’autre coté du lac Titicaca à une centaine de kilomètres. Difficile de transporter ce monolithe, si l’on prend en compte la théorie officielle, qui considère que Tiwanaku n’était pas un port.

Le monolithe de Ponce a Puma Punku

Le monolithe de Ponce a Puma Punku et ses curieuses inscriptions.

Mais d’autre faits ont de quoi interpeller, comment un peuple qui ne connaissait pas l’écriture aurait pu ériger un tel édifice qui s’imbrique à la perfection sans concevoir de plans, et avec des outils primitifs ?

Les différents bloc de pierre de Puma Punku.

Les différents bloc de Puma Punku. Il est difficile de concevoir que tout aurait été réalisé sans connaitre l’écriture.

Comment tailler et forer ces pierres de manière aussi précise sans plan ? On est en droit de reprendre la célèbre citation de Carl Segan, « Des affirmations extraordinaires, demandent des preuves extraordinaires »

Certes, de nombreux outils en pierre ont été retrouvés sur le site. Seulement, ces outils ont plus de chances d’avoir servi pour l’artisanat local, plutôt que pour la construction d’un tel monument dont certaines des pierres sont en diorite.

Puma Punku possède une autre particularité qui dérange. En effet, certains blocs de pierre possédaient des agrafes, ou crampon en métal permettant de relier les blocs.

Le système d'agrafe ou crampon retrouvé a Puma Punku

Le système d’agrafe ou crampon retrouvé a Puma Punku

Or ce même procédé a été identifié en Grèce (voir PDF), mais également en Égypte. Une particularité retrouvée dans un temps reculé, sur trois continents différents, c’est un fait difficilement explicable.

agrafe ou crampon en Grèce et en égypte

À gauche, un agrafe provenant du mur d’enceinte ouest du temple de Kôm Ombo en Égypte. À droite une agrafe provenant du tempe Asklépios en Grèce. 

Mais qu’en pensent les populations locales quand on leur parle de Puma Punku ?

Selon les légendes locales, la cité était présente bien avant l’arrivée des Incas. Ce serait les premiers habitants des lieux qui auraient érigé ces structures il y a bien longtemps.

La légende raconte que ces bâtisseurs inconnus possédaient des pouvoirs surnaturels grâce auxquels ils ont pu miraculeusement soulever du sol des pierres en provenance des carrières et des montagnes.

Cependant, dans toute l’Amérique latine y compris à Tiwanaku, on retrouve la légende de Viracocha. Il faut savoir que Viracocha porte différents noms en fonction des peuples (Quetzacoatl, con, tichi ou encore Thunupa).

 

Le "Dieu" Viracocha

Le “Dieu” Viracocha

Viracocha est décrit comme un homme blanc barbu, une corpulence mince et des cheveux gris.

Ce “dieu” aurait apporté la civilisation aux hommes. Les anciens Péruviens le décrivent comme l’introducteur d’arts aussi divers que la médecine, la métallurgie, l’agriculture, l’élevage ainsi qu’une maîtrise poussée de l’architecture.

Selon la légende c’est Viracocha qui aurait permis aux hommes d’acquérir subitement connaissance et savoir.

Des traces d’agriculture en Bolivie il y a 10 000 ans.

Si l’on s’en tient à la version officielle, les premières traces d’occupation du sol andin par les hommes remontent à plus de 14 000 ans av. J.-C. Des chasseurs vivent alors dans des grottes ou des abris-sous-roche. Ils se sédentarisent, aux environs de 2000 av. J.-C., dans les Andes centrales.

Or, un article du 22/04/2020 de science et vie affirme que des traces d’agriculture vieille de 10 000 ans ont été retrouvées. C’est un groupe d’archéologues international qui vient d’identifier des résidus de culture, dont les plus anciens remonteraient en -10 350 av J.C.

Si l’on croit cette récente étude en – 10 000 av J.C., nous sommes loin de peuples de chasseur nomade vivant dans des grottes. Nous sommes face à une civilisation qui semble maîtriser l’agriculture, et si l’on tient compte de Puma Punku, ils maîtrisaient également l’architecture, la géométrie et bien d’autres choses.

Toutes ces aptitudes acquises, sont en corrélation avec la naissance de la légende de Viracocha, Quetzacoatl,Kon Tiki, dont on situe son arrivée à cette même période…

Certes, ceci est un mythe et nous lui accorderons le crédit que nous voulons bien lui accorder. Mais le plus troublant, c’est qu’il existe un mythe étrangement similaire à Göbekli Tepe en Turquie.

Göbekli Tepe, un mythe similaire à Puma Punku.

En effet, il y a 13 000 ans à Göbekli Tepe, un peuple dont nous ignorons absolument tout, a bâti une imposante structure mégalithique. Cette découverte en Turquie sous- entend également que l’homme s’est sédentarisé, maîtrisait l’élevage, l’architecture et la géométrie bien avant les postulats les plus fondamentaux des historiens. Car il y a 13 000 ans l’homme est considéré comme vivant un petit groupe de chasseur cueilleur.

Göbekli Tepe en Turquie, considéré comme le plus vieux temple de l'humanité.

Göbekli Tepe en Turquie, considéré comme le plus vieux temple de l’humanité.

Selon les mythes autour de Göbekli Tepe, ces connaissances auraient été acquises après l’apparition de « dieux » qui allaient fournir aux hommes les moyens de révolutionner leur existence.

Ces deux édifices, considérés comme les plus anciennes structures érigés par l’homme, possèdent des mythes qui sont sensiblement les même.

Selon la légende, Viracocha était un voyageur.

Sur le site de Puma Punku on trouve également le long du mur du temple de Kalasasaya une galerie de portraits comprenant de nombreux visages en relief.

Galerie de portrait sur mur du temple de Kalasasaya a Puma Punku

Galerie de portrait sur mur du temple de Kalasasaya a Puma Punku

Sur ce mur, des centaines de visage sont représentés avec des morphologies différentes. La légende veut que toutes les races de l’humanité soit représentées ici.

Si l’on se penche un peu plus sur la légende, Viracocha se présentait comme étant le fils du soleil.

Il aurait suivi une route allant du Nord vers le Sud, civilisant les différents peuples qui se trouvaient sur son passage et leur donnant des valeurs et des techniques, les faisant passer du statut de sauvage à celui d’homme civilisé.

Pour différentes raisons, il changeait de lieu, continuant sa route vers le Sud. Pour finalement, quitter définitivement le continent américain sur un bateau partant vers l’ouest et la Polynésie. Or, en chemin se trouve la célèbre île de pâques et ses impressionnant Moaï.

Bien que ce récit soit un mythe, on ne peut qu’être surprit devant certaines similitudes qui existent parmi les civilisations anciennes.

 

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